Face à la proposition d’un plan B et l’urgence du calendrier, la CAF annonce ce délai pour clarifier la situation

La date approche, mais les réponses manquent. Censée débuter le 17 mars prochain, la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 reste plongée dans une incertitude administrative totale. Alors que le Maroc, pays hôte désigné, n’a pas confirmé l’organisation logistique de l’événement et que les seize nations qualifiées entament leur préparation, la Confédération Africaine de Football se retrouve dos au mur.

Officiellement, le calendrier n’a pas changé. Patrice Motsepe, président de la CAF, avait affirmé lors de la dernière assemblée générale qu’un maintien des dates (17 mars – 3 avril) était impératif, notamment pour s’aligner sur les qualifications du Mondial 2027 au Brésil. Pourtant, sur le terrain, le silence règne. Aucune ville hôte confirmée, aucun programme officiel, et des sélections qui naviguent à vue.

Une inquiétude grandissante gagne les états-majors techniques, à l’image de Desiree Ellis. La sélectionneuse de l’Afrique du Sud, championne en titre, a publiquement exprimé son désarroi face à ce manque de visibilité. « Nous ne savons que ce que nous voyons sur les réseaux sociaux. Si quelqu’un nous écoute, pourrait-il simplement nous donner un oui ou un non ? », a-t-elle lancé, relayée par nos confrères de Wiw Sport.

**La menace du 7 mars**

Au-delà de la logistique, un problème réglementaire majeur se profile. La fenêtre internationale FIFA actuelle se referme le 7 mars. Passé ce délai, sans compétition officielle confirmée, les clubs employeurs seront en droit de rappeler leurs joueuses. « Après le 7 mars, la situation devient très compliquée. Si nous n’avons aucune information, nous ne pouvons pas garder les joueuses », alerte Desiree Ellis.

Ce vide juridique pourrait vider le tournoi de ses meilleures éléments évoluant à l’étranger, faussant l’équité sportive d’une compétition continentale majeure.

**L’Afrique du Sud se positionne, la CAF réagit**

Face à ce flou, une alternative s’est officiellement déclarée. Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports, a indiqué mercredi que son pays se tenait prêt à récupérer l’organisation au pied levé si le Maroc venait à se désister. « Nous n’attendons personne. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête », a-t-il affirmé, précisant disposer des infrastructures nécessaires pour ne pas se laisser « prendre en otage » par l’incertitude.

Sous la pression conjuguée des fédérations et de cette proposition de relocalisation, l’instance dirigeante du football africain est sortie de sa réserve. Par la voix de Luxolo September, directeur de la communication, la CAF a promis de clarifier définitivement la situation sous 48 heures. Si l’hypothèse d’un report au mois d’août circule avec insistance, la décision officielle est désormais attendue d’ici la fin de la semaine pour fixer le sort des seize équipes engagées.

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