Le débat anime les discussions à Dakar et au-delà depuis plusieurs années : qui d’El Hadji Diouf ou de Sadio Mané mérite le titre de plus grand joueur sénégalais de tous les temps ? Invité sur le plateau de la RTS, l’ancien attaquant de Liverpool a tenu à clore ce chapitre en refusant d’établir une hiérarchie verticale, préférant insister sur une notion de transmission entre générations.
La trajectoire de Sadio Mané, marquée par un sacre historique en Coupe d’Afrique des Nations et deux Ballons d’Or africains, a naturellement intensifié les comparaisons avec la légende de 2002. Si les statistiques et les trophées servent souvent d’arguments aux supporters pour départager les deux icônes, le principal intéressé rejette catégoriquement cette opposition.
Pour le double Ballon d’Or africain (2001, 2002), la question de la suprématie individuelle ne peut se régler par une confrontation directe des palmarès. El Hadji Diouf estime que le football reste avant tout une question de contexte temporel. « Il ne peut y avoir de comparaison possible entre Sadio et moi en ce qui concerne le titre de meilleur joueur de l’histoire du football sénégalais », a-t-il affirmé, précisant sa pensée par une formule lapidaire : « On n’est meilleur joueur que de son époque. »
**Une lignée plutôt qu’une rivalité**
Au lieu d’alimenter une concurrence, l’ancien capitaine des Lions de la Téranga décrit une continuité historique, où chaque figure majeure porte la responsabilité de son temps avant de la céder. Il inscrit ainsi sa propre carrière et celle de l’actuel attaquant d’Al-Nassr dans une chaîne ininterrompue de légendes. « Le plus important est que Jules François Bocandé m’a passé le flambeau et je l’ai donné à Sadio Mané. Demain, Sadio va le passer à quelqu’un d’autre », a-t-il souligné selon des propos relayés par notre source Wiw Sport.
Au-delà de l’analyse historique, Diouf a tenu à saluer l’attitude de son cadet, évoquant brièvement des échanges passés. « Je remercie beaucoup Sadio car il aurait pu ne pas m’écouter », a-t-il glissé, faisant référence à une gestion interne lors d’une finale continentale, avant de conclure sur l’unité nécessaire entre les figures du football national : « Les champions et les grands hommes se retrouvent toujours. »
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