L’année civile débute dans la douleur pour le Stade Rennais, sèchement éliminé de la Coupe de France par l’Olympique de Marseille (0-3) quelques jours après une déroute en championnat. Au cœur d’une série de résultats négatifs, l’entraîneur sénégalais a profité de la conférence de presse pour mettre ses joueurs face à une réalité comptable jugée insoutenable à ce niveau de compétition.
La spirale négative s’accélère en Bretagne. Après avoir concédé une lourde défaite le week-end dernier face à Monaco (0-4), les hommes d’Habib Beye ont de nouveau cédé, cette fois-ci en huitièmes de finale de la Coupe de France, ce mardi 3 février. Ce troisième revers consécutif met en lumière une fragilité inquiétante : la défense rennaise a encaissé un total de neuf buts sur ses trois dernières sorties.
**Un diagnostic sans appel**
Pour l’ancien international sénégalais, le constat est purement arithmétique. La multiplication des fautes individuelles et collectives annihile toute chance de résultat positif, peu importe les intentions de jeu. « Si on prend autant de buts c’est qu’on fait des erreurs. Dans des matchs comme celui-ci, on ne peut pas se permettre de les faire », a analysé le technicien au micro de beIN Sports, relayé par nos confrères de Le Soleil Sports.
Habib Beye insiste sur l’impossibilité factuelle de rivaliser dans ces conditions : « Dans ces situations-là, on ne peut pas espérer gagner. » Une lucidité qui tranche avec le discours habituel, refusant de cacher les lacunes défensives derrière l’arbitrage ou la malchance.
**Le paradoxe du contenu**
Malgré l’ampleur du score, l’analyse du staff technique révèle une situation complexe. Le Stade Rennais ne s’est pas effondré dans le jeu, mais a payé le prix fort sur des séquences spécifiques. Le coach se dit même « fier » de la production de ses joueurs dans la construction, qualifiant le score de « sévère mais [c’est] la réalité du foot ».
Actuellement sixièmes de Ligue 1, les Bretons entrent dans une zone de turbulences critique. Le calendrier immédiat ne laisse aucune place à l’approximation, puisque Rennes doit affronter successivement Lens, actuel dauphin, puis le leader parisien. Pour Habib Beye, la feuille de route est claire : s’appuyer sur le jeu produit tout en gommant impérativement les « grosses erreurs » qui coûtent des points et des qualifications.
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