La rencontre des 16es de finale de la Nedbank Cup entre Golden Arrows et Orbit College ne restera pas dans les mémoires uniquement pour le score final de 3-0 validant la qualification des locaux. Au-delà de l’élimination sportive, c’est la gestion administrative de la rencontre, perturbée par les éléments climatiques à Durban, qui a provoqué une vive réaction du banc des vaincus concernant la protection de l’intégrité physique des athlètes.
Tout a débuté samedi au King Zwelithini Stadium. Alors que Golden Arrows menait 1-0 grâce à un penalty de Lungelo Nguse, une violente tempête s’est abattue sur l’enceinte, forçant l’interruption des débats après 45 minutes. Conformément au règlement en cas d’arrêt pour cause météorologique, le match n’a pas repris là où il s’était arrêté, mais a été annulé pour être intégralement rejoué.
C’est la mise en application de cette reprogrammation qui cristallise les tensions. La Ligue (PSL) a ordonné que la rencontre se tienne dès le lendemain, dimanche matin. Une décision qui a obligé l’effectif d’Orbit College, rentré à son hôtel aux alentours de minuit après une longue attente au stade, à se présenter de nouveau sur la pelouse moins de douze heures plus tard.
**Une demande de report rejetée**
Pogiso Mokhoye, l’entraîneur d’Orbit College, a révélé que son club avait officiellement sollicité un report au mardi, ou *a minima* un coup d’envoi décalé à 13h00 le dimanche, pour permettre une récupération minimale. Ces requêtes ont été rejetées par l’instance dirigeante. Pour le technicien, cette rigidité calendaire a eu un impact direct sur la performance et la santé de son groupe, qui a finalement concédé trois buts lors du replay.
« Nous avons amené des corps », a déploré Mokhoye, soulignant l’épuisement mental et physique de ses hommes. « Ce qui s’est passé n’est pas juste pour le football. Nous sommes des professionnels. Nous ne pouvons pas quitter le stade après trois heures d’attente, arriver à l’hôtel à 22h30, et jouer à nouveau à 11h00 le lendemain. »
L’entraîneur a également pointé du doigt l’inégalité de traitement logistique, Golden Arrows évoluant à domicile tandis qu’Orbit College avait dû gérer un déplacement complexe depuis Rustenburg via Johannesburg. Selon lui, cette accumulation de fatigue, sans les 48 heures de récupération physiologiquement nécessaires, a transformé le match en un risque sanitaire, illustré par la sortie sur blessure de Ramahlwe Mphahlele et trois autres changements forcés.
**La distinction entre cause naturelle et humaine**
Dans son argumentation, le coach a tenu à distinguer les interruptions dues à des erreurs humaines de celles causées par la nature. Si le règlement prévoit une reprise le lendemain pour les incidents « créés par l’homme », Mokhoye estime que la force majeure climatique aurait dû inciter à plus de souplesse.
« C’était une cause naturelle, personne n’est en faute », a-t-il insisté. « Nous avons passé trois heures dans le vestiaire, dans le froid. Mentalement, les joueurs étaient épuisés. Même si vous êtes forts, vous ne pouvez pas survivre à cela. » L’aventure s’arrête donc ici pour Orbit College, qui doit désormais se reconcentrer sur le championnat avec un effectif entamé.


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