Le parquet du Stadium Marius Ndiaye a retrouvé l’effervescence des grands rendez-vous ce matin. Alors que l’équipe nationale féminine de basket du Sénégal entame sa préparation pour les qualifications de la Coupe du monde, l’intensité monte d’un cran au sein de la tanière. Dans un groupe particulièrement relevé comprenant les États-Unis, l’Espagne, l’Italie, Porto Rico et la Nouvelle-Zélande, la marge de manœuvre semble étroite sur le papier. C’est dans ce contexte que la pivot Amina Ly, de retour en sélection, a tenu à clarifier l’état d’esprit qui anime le groupe sous la houlette du nouveau staff technique.
Interrogée en marge de la séance d’entraînement, la sociétaire du RED a d’abord insisté sur la nouvelle dynamique insufflée par le sélectionneur Cheikh Sarr. Si les changements de techniciens s’accompagnent souvent d’une période d’adaptation, la meilleure rebondeuse de la dernière Women’s Basketball League décrit une transition étonnamment fluide. Selon les propos rapportés par nos confrères de Wiw Sport, la connexion a été immédiate : « C’est la première fois qu’on se voit et qu’on se parle, mais c’est comme si on se connaissait depuis longtemps. » Une atmosphère jugée cruciale par l’intérieure pour mettre l’effectif dans les meilleures dispositions psychologiques.
Sur le plan individuel, celle qui avait quitté le groupe l’année passée revient avec un statut renforcé par ses performances domestiques. Consciente de ses atouts, Amina Ly compte exploiter sa domination dans la raquette, son secteur de prédilection, tout en admettant une marge de progression nécessaire sur le plan de la confiance. « Le coach a fait appel à moi et c’est le Sénégal qui m’intéresse », a-t-elle martelé, évacuant toute interrogation sur son absence précédente pour se focaliser sur l’objectif mondial.
C’est cependant sur l’analyse de l’adversité que la pivot a livré son constat le plus marquant. Loin de trembler face aux géants mondiaux que sont les États-Unis ou l’Espagne, elle refuse de valider une quelconque supériorité structurelle avant l’heure. Pour elle, l’écart ne se situe pas nécessairement dans le talent pur, mais dans une perception médiatique qu’elle entend déconstruire sur le terrain : « La différence, c’est peut-être que leurs joueuses ont des noms plus connus que nous. » Une déclaration qui pose les bases de l’ambition sénégalaise : transformer ce déficit de notoriété en surplus de motivation pour aller chercher la qualification.
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