Face aux tensions diplomatiques, un vice-président de la DFB met l’option du boycott sur la table en invoquant une menace supérieure à celle de 1980

Face aux tensions diplomatiques, un vice-président de la DFB met l’option du boycott sur la table en invoquant une menace supérieure à celle de 1980

Le Mondial 2026, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se retrouve prématurément au cœur d’une réflexion géopolitique en Europe. Alors que la préparation sportive suit son cours, une voix influente au sein des instances du football allemand brise le consensus habituel pour soulever une hypothèse radicale, justifiée par le climat diplomatique actuel outre-Atlantique.

L’intervention émane d’Oke Gottlich, vice-président de la Fédération allemande de football (DFB) et président du FC St. Pauli. Dans un entretien accordé au Hamburger Morgenpost et relayé par Complete Sports, le dirigeant estime que le contexte politique imposé par le président américain Donald Trump nécessite une réponse ferme du monde du football. Selon lui, la question d’un boycott de la compétition ne doit plus être écartée.

Un parallèle historique avec les Jeux de 1980

Pour étayer sa position, le dirigeant allemand s’appuie sur un précédent historique majeur : le boycott des Jeux Olympiques de 1980 par les États-Unis et leurs alliés, suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique. Oke Gottlich va plus loin en comparant les deux époques : « Quelles étaient les justifications des boycotts des Jeux olympiques dans les années 1980 ? D’après mon estimation, la menace potentielle est plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était alors. Nous devons avoir cette discussion. »

Cette prise de position survient après une série de tensions diplomatiques entre Washington et les capitales européennes. Les menaces de tarifs douaniers sur huit pays européens, dont l’Allemagne, ainsi que les déclarations concernant l’acquisition du Groenland, ont crispé les relations. « Je me demande vraiment quand sera le moment de penser et de parler de cela [un boycott] concrètement. Pour moi, ce moment est définitivement venu », a affirmé le vice-président de la DFB.

Des réactions européennes encore mesurées

Si la proposition est lancée, elle ne fait pas encore l’unanimité sur le Vieux Continent. Le gouvernement français a indiqué ne pas être favorable à une telle mesure pour le moment. De son côté, la Fédération danoise de football se dit « consciente de la situation sensible actuelle », le Danemark étant directement concerné par les tensions autour du Groenland et visant une qualification via les barrages.

Sur les 104 rencontres prévues lors de cette Coupe du Monde élargie, 78 doivent se dérouler sur le sol américain. La sortie médiatique d’un officiel d’une fédération aussi puissante que la DFB place désormais le sujet sur la table des discussions internationales.

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