La candidature commune du Niger, du Mali et du Burkina Faso pour organiser la CAN 2032 a-t-elle réellement franchi une première étape ? À Niamey, le président de la Fédération nigérienne de football, Issaka Adamou, a assuré ce dimanche que la Confédération africaine de football avait bien validé la déclaration d’intérêt déposée par les trois pays de l’AES.
Lors de ce point de presse, il a expliqué que la CAF avait adressé, le 16 juillet 2026, un courrier officiel confirmant que l’expression d’intérêt du Burkina Faso, du Mali et du Niger était jugée conforme au règlement. Cette validation ouvre, selon lui, la suite de la procédure d’attribution. Il a aussi précisé que le calendrier s’accélérait, puisque le dossier complet doit être déposé avant le 21 août. Cette confirmation a été rapportée par Anp dans son compte rendu de la rencontre avec la presse.
Issaka Adamou a ensuite indiqué avoir échangé, à la veille de la finale de la Coupe du monde à New York, avec le président de la CAF Patrice Motsepe ainsi qu’avec Djibrilla Hima Hamidou, dit Pelé, représentant de la CAF au sein du Conseil de la FIFA. D’après le dirigeant nigérien, Patrice Motsepe a salué une candidature qu’il juge sérieuse. Dans le langage des instances, une déclaration d’intérêt ne vaut pas attribution : elle signifie seulement qu’un candidat est autorisé à poursuivre le processus et à remettre un dossier.
Le président de la Fenifoot a également répondu aux critiques sur les infrastructures, en reconnaissant qu’à ce jour les trois pays ne peuvent pas accueillir la CAN. Il a rappelé que l’échéance visée est 2032, ce qui laisse, selon lui, le temps de se mettre à niveau. Il a cité l’exigence de six terrains officiels pour la compétition, en détaillant que le Mali disposerait déjà de deux terrains homologués, que le Burkina Faso en compterait un avec un deuxième en construction, et qu’au Niger le stade général Seyni Kountché devrait être rénové dans la période 2026-2027, avant un possible deuxième stade à l’horizon 2028-2030, au plus tard 2031.
Sur le volet sécuritaire, Issaka Adamou a reconnu l’existence de difficultés dans les trois pays, tout en affirmant que les autorités travaillent à leur résolution. Il a enfin rappelé que cette candidature reste en concurrence avec d’autres, en citant notamment le Sénégal, l’Égypte et la Guinée parmi les pays intéressés par l’édition 2032.

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