Lors de la 64e assemblée générale ordinaire du 30 mai 2026, la Fédération ivoirienne de football a fixé son élection présidentielle au 12 septembre 2026, alors que le calendrier initial prévoyait un scrutin au plus tard fin juin. Ce choix, porté par le président sortant Yacine Idriss Diallo, devait selon lui préserver la stabilité autour des Éléphants avant la Coupe du monde 2026.
Le point de bascule remonte toutefois au 29 novembre 2025, quand une assemblée générale extraordinaire a modifié l’article 118 des statuts pour permettre un vote trois mois avant ou trois mois après juin 2026. Cette marge laissait la possibilité d’organiser l’élection avant le Mondial ou de la repousser, et c’est la seconde option qui a été retenue. Dans son analyse, publiée par Afrique-sur7, ce report a transformé la campagne fédérale en pari sur le parcours des Éléphants, avec l’idée qu’une performance en Coupe du monde pouvait renforcer la position du président sortant.
Le même récit met aussi en cause la dimension sportive de cette stratégie, puisque la sélection dirigée par Emerse Faé n’aurait, selon cette lecture, jamais totalement dissipé ses fragilités tactiques depuis le titre continental de la CAN 2023. Le texte rappelle notamment des revers contre l’Égypte en quart de finale de la CAN 2025, puis contre l’Allemagne en phase de groupes du Mondial 2026, avant l’élimination face à la Norvège en seizièmes de finale le 30 juin 2026 à Dallas. Toujours selon cette analyse, Idriss Diallo doit désormais assumer à la fois le maintien d’Emerse Faé et le choix d’avoir repoussé l’élection après la Coupe du monde.

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