La polémique a déjà gagné les plateaux télé, les journaux et les réseaux sociaux autour de plusieurs décisions arbitrales jugées favorables à l’Argentine de Lionel Messi. Au centre des critiques, deux rencontres citées dans les réactions relayées: celle contre l’Algérie, puis celle contre l’Égypte, avec en toile de fond le rôle de l’arbitre central et de la VAR, l’assistance vidéo utilisée pour corriger une erreur manifeste.
Face à l’Algérie, Lionel Messi, auteur d’un triplé selon le récit repris dans ces réactions, aurait dû être exclu dès la 32e minute après un tacle appuyé sur Aïssa Mandi. L’ancien défenseur Nedum Onuoha, interrogé sur ESPN, a estimé que l’action méritait un carton rouge, expliquant que l’arbitre avait pu manquer l’incident mais pas l’assistance vidéo. Ale Moreno a tenu une ligne similaire, en jugeant qu’il s’agissait “à 100%” d’un rouge et en y voyant un possible traitement préférentiel pour les vedettes, comme l’écrit Kapitalis en reprenant ces prises de position.
La contestation s’étend aussi au match entre l’Égypte et l’Argentine. Le journal égyptien Al-Ahram évoque l’annulation d’un but de Zico pour une faute de Marwan Attia, tout en soulignant qu’une action comparable n’aurait pas été revue avant le troisième but argentin. Le même média mentionne également un carton rouge non distribué à Nahuel Molina après un tacle sur Imam Ashour hors du ballon. De son côté, le spécialiste de l’arbitrage Nasser Abbas a affirmé que cette rencontre était “le pire” match sur le plan arbitral, évoquant un troisième but argentin illégal et une place en quarts de finale retirée à l’Égypte.
Concrètement, ces critiques portent sur deux points faciles à identifier pour le public. D’abord, le carton rouge: en football, il sanctionne une faute grave et entraîne l’exclusion immédiate du joueur. Ensuite, la VAR: elle n’intervient pas sur chaque contact, mais sur des situations majeures comme un but, un penalty, un rouge direct ou une erreur d’identité. C’est précisément sur cette utilisation jugée inégale que se concentrent plusieurs reproches.
Le quotidien Al-Masry Al-Youm pousse l’accusation plus loin en estimant que les grandes nations du football sont protégées, au détriment des sélections africaines et arabes. Enfin, un autre épisode est cité dans le même récit: Donald Trump se serait entretenu avec Gianni Infantino pour demander une révision de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, suspension ensuite annulée au titre de l’article 27 du Code de discipline.

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