Lors de l’approche de ce quart de finale entre la France et le Maroc, l’attente ne se limite pas au terrain pour plusieurs Franco-Marocains installés dans le Béthunois, puisque cette affiche ravive à la fois les liens familiaux, les souvenirs et un attachement partagé entre deux sélections.
Anouar, qui vit dans cette zone, explique ainsi que son choix va vers l’équipe de France, même s’il reconnaît que voir le Maroc perdre lui laisserait un regret. Il dit avoir grandi, étudié et joué au football en France, ce qui rend son soutien aux Bleus naturel à ses yeux. De son côté, Hakim décrit lui aussi une rencontre particulière, qu’il prévoit de suivre avec ses parents nés au Maroc et arrivés jeunes en France. Son inclination va également vers la sélection française, qu’il dit avoir suivie depuis l’enfance.
Le tiraillement apparaît encore plus nettement chez Ayoub, joueur au Stade Béthunois, qui se présente comme partagé entre ses deux appartenances. Dans ce portrait rapporté par Horizonactu, il explique se sentir chanceux d’être né en France tout en portant aussi la culture marocaine. Pour lui, l’équilibre est total, au point d’évoquer un soutien « 50/50 » et d’admettre qu’une déception existera quel que soit le camp touché. S’il devait toutefois pencher d’un côté, il cite le Maroc, en raison du caractère exceptionnel que représenterait un tel parcours.
Au fil des heures précédant la rencontre, cette hésitation se retrouve aussi dans sa famille. Ayoub raconte que ses cousins installés aux Pays-Bas soutiennent le Maroc sans réserve, tandis que son père, installé en France, se dit lui aussi partagé. Il estime d’ailleurs que beaucoup de Franco-Marocains voient ce rendez-vous comme une occasion rare pour les Lions de l’Atlas.
Ayoub avance également une lecture plus sportive de la situation, puisqu’il juge que la sélection marocaine a franchi un cap dans son organisation. Selon lui, le Maroc dispose désormais d’un cadre comparable à celui des grandes nations européennes, grâce à la stabilité de son projet et à des joueurs présents dans les meilleurs championnats. Il imagine un match fermé et estime que les Lions de l’Atlas auront un ressort mental supplémentaire, avec l’idée d’une revanche sur leur élimination contre la France lors du Mondial 2022. Il précise enfin qu’il n’envisage pas de célébration excessive, quel que soit le pays qualifié.

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