France-Maroc : pourquoi la VAR a maintenu le but de Mbappé malgré la main litigieuse

Au lendemain du quart de finale entre la France et le Maroc, une séquence continue d’alimenter les discussions autour du premier but inscrit par Kylian Mbappé. L’action remonte à la 60e minute, avec un possible contact du ballon sur la main droite d’Adrien Rabiot au début de la phase offensive française.

Mohamed Ouahbi, sélectionneur du Maroc, a reconnu ne pas vouloir trancher lui-même la question. En conférence de presse, il a toutefois expliqué que certains de ses joueurs s’étaient arrêtés en pensant qu’une faute de main avait été commise. Il avait aussi indiqué au micro de BeIN Sports qu’il y avait bien une main, sans savoir si elle devait être sifflée.

Une main repérée, mais une action jugée trop éloignée du but

Dans le détail de l’action, Achraf Hakimi tente une passe vers l’axe pour Brahim Diaz, alors pressé par Adrien Rabiot à une trentaine de mètres du but marocain, côté gauche. Le duel est brouillon. Au ralenti, le ballon touche d’abord le pied du numéro 10 marocain avant de venir heurter la main droite du milieu français, ce qui lui permet de conserver le ballon.

Treize secondes plus tard, Kylian Mbappé marque. Entre-temps, le Maroc a pourtant eu une opportunité de se dégager. D’après les éléments rapportés par Le Parisien, le premier décalage sur le côté gauche aboutit à un centre de Lucas Digne, ensuite mal repoussé par Noussair Mazraoui. Ce n’est qu’après ce dégagement, puis après un autre duel gagné de la tête par Adrien Rabiot et une passe décisive de Désiré Doué, que l’attaquant français ouvre le score.

Deux explications sont avancées pour comprendre la validation du but par la VAR et l’arbitre argentin Facundo Tello. La première est que la main d’Adrien Rabiot a pu être considérée comme involontaire et non sanctionnable au regard des règles de l’IFAB, l’instance qui fixe les lois du jeu. La seconde, jugée plus probable, est que cette main a été estimée trop éloignée de l’action menant directement au but. Le protocole vidéo de l’IFAB prévoit en effet d’examiner une éventuelle infraction de l’équipe attaquante dans l’action ayant amené le but, notamment pour déterminer comment le ballon a été récupéré.

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