Guy Stéphan sur Bouaddi avec le Maroc : « on ne va pas le blâmer » malgré le débat en France

Formé en France mais désormais titulaire avec le Maroc, Ayyoub Bouaddi se retrouve au centre d’un contraste que Guy Stéphan a assumé publiquement ce lundi. L’adjoint de Didier Deschamps est revenu en conférence de presse sur la décision du milieu de terrain de Lille, passé par les sélections de jeunes françaises avant d’opter pour les Lions de l’Atlas.

Bouaddi, présenté comme un pur produit de la formation tricolore, est né dans l’Oise et a grandi à Creil. Il a évolué avec les équipes de France des U16 jusqu’aux Espoirs, avant de choisir la nationalité sportive marocaine dans la perspective de la Coupe du monde. Au fil d’un compte rendu rapporté par Le Parisien, Guy Stéphan a expliqué que ce choix n’appelait, selon lui, aucun reproche : il a dit respecter la décision du joueur, qu’il a aussi décrit comme un très bon élément.

Le technicien français a insisté sur un autre décalage : la valeur reconnue de Bouaddi d’un côté, et la forte concurrence dans l’entrejeu français de l’autre. Il a cité Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot, Manu Koné, Warren Zaïre-Emery et N’Golo Kanté pour illustrer la densité à ce poste, en ajoutant qu’il ne voyait pas facilement quel joueur il aurait fallu écarter. Dans la même prise de parole, il a aussi rappelé que Didier Deschamps n’avait jamais voulu convoquer un joueur simplement pour le bloquer.

Concrètement, cette ligne signifie que la France n’a pas cherché à sécuriser Bouaddi par une sélection symbolique. Guy Stéphan a précisé que Didier Deschamps ne voulait pas appeler un joueur pour ne lui offrir qu’une minute de jeu, tout en l’empêchant ensuite de représenter une autre équipe nationale. Le cas du milieu marocain de Lille s’inscrit donc, selon ses propos, dans une logique de liberté laissée au joueur.

Concrètement aussi, le choix de Bouaddi renforce le Maroc à un poste où la France estime déjà disposer de nombreuses solutions. Stéphan a reconnu qu’il était légitime de se poser la question en voyant le joueur de 18 ans et demi enchaîner de très bons matchs, mais il a répété qu’il fallait laisser à chacun la possibilité de choisir sa sélection. Il a enfin rappelé que, malgré l’estime portée au joueur, d’autres milieux figuraient déjà parmi les 26 retenus côté français.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.