Un an après la création de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS), son directeur Babacar Ndiaye dresse le premier bilan d’exploitation des grandes enceintes nationales. Officiellement en charge du stade Léopold Sédar Senghor et de l’Arène nationale depuis septembre dernier, la structure parapublique s’active pour finaliser le retour au premier plan de l’arène dakaroise.
Le point central de ce bilan concerne l’homologation du stade Léopold Sédar Senghor, rouvert en avril 2025. Lors d’un entretien accordé à Wiw Sport, Babacar Ndiaye a détaillé les retours de la dernière inspection menée par la Confédération Africaine de Football (CAF). Les émissaires ont relevé des manquements mineurs liés à la sécurité et aux aménagements, ciblant particulièrement les escaliers, la tribune de presse, l’accès rapide aux vestiaires et les bancs de touche. Selon le dirigeant, toutes les corrections exigées ont été effectuées. Le dossier se trouve désormais dans une phase administrative : l’OGIS attend que les autorités étatiques saisissent la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), seule instance habilitée à relancer la CAF pour obtenir la validation définitive. Concernant la pelouse, un inspecteur spécialisé a validé son état sans formuler la moindre réserve.
Sur le plan économique, la stratégie de l’OGIS repose sur la diversification. Babacar Ndiaye souligne qu’une infrastructure de cette envergure ne peut s’appuyer uniquement sur le football. Si le stade Léopold Sédar Senghor accueille actuellement des tests physiques de la gendarmerie, divers événements et les matchs du Jaraaf de Dakar, il reste devancé sur le plan de la rentabilité par l’Arène nationale. La forte fréquence des combats de lutte et l’organisation régulière de concerts permettent à cette dernière de générer un volume de revenus supérieur.
À l’approche de la trêve internationale de mars, la direction de l’OGIS a confirmé que l’enceinte de Dakar est entièrement opérationnelle pour accueillir l’équipe nationale du Sénégal, au minimum pour des séances d’entraînement, bien que la FSF n’ait pas encore formulé de demande en ce sens. Enfin, l’aménagement du parking du stade Léopold Sédar Senghor constitue le prochain grand chantier. L’OGIS explore la piste des partenariats public-privé pour valoriser cet espace clôturé, avec l’objectif de pérenniser les investissements étatiques et de rompre avec le cycle de dégradation des décennies précédentes.
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