Interpellé sur les propos jugés « honteux » de son capitaine, le technicien des Spurs refuse la condamnation publique au profit d’une explication générationnelle

La tension était palpable dans les rangs de Tottenham après la confrontation face à Manchester City. Alors que le résultat sportif occupait déjà les esprits, une prise de parole virulente de Cristian Romero sur les réseaux sociaux est venue alourdir le climat interne. Le capitaine des Spurs a qualifié de « honteux » le faible nombre de joueurs disponibles pour cette affiche, pointant implicitement du doigt la gestion de l’effectif. Une sortie médiatique qui a contraint son entraîneur, Thomas Frank, à monter au créneau pour clarifier la situation et sa relation avec le défenseur argentin.

Loin de blâmer publiquement son joueur, le technicien danois a opté pour une gestion humaine de l’incident. Selon des propos rapportés par notre source Hayters, Thomas Frank reconnaît les qualités de leader de Romero tout en contextualisant son erreur de communication. « J’ai 52 ans. Je pense être plutôt bon en leadership. Est-ce que je peux m’améliorer chaque jour ? Oui. Est-ce que je fais des erreurs ? Peut-être pas tous les jours, mais probablement chaque semaine », a-t-il déclaré, plaçant le curseur sur la différence d’expérience plutôt que sur l’insubordination.

Pour l’entraîneur des Spurs, la jeunesse de son capitaine explique ces écarts de conduite. « Romero a 27 ans. Il fera encore des erreurs à l’avenir. En tant que leader, fait-il beaucoup de bonnes choses ? Oui », a-t-il ajouté, cherchant à éteindre l’incendie sans désavouer l’engagement de son défenseur.

Ce n’est pourtant pas la première fois que l’international argentin exprime sa frustration de manière publique. Plus tôt cette saison, après une défaite contre Bournemouth, il avait déjà regretté que certaines personnes au club ne s’expriment « que lorsque les choses vont bien pour raconter quelques mensonges ». À l’époque, Thomas Frank avait insisté sur l’importance de ne pas commettre deux fois la même erreur, précisant que l’affaire avait été réglée en interne.

Au-delà de la gestion disciplinaire, l’avenir de Cristian Romero suscite désormais des interrogations. Bien que le joueur ait signé un nouveau contrat de quatre ans en août dernier, Thomas Frank s’est montré évasif quant à la présence de son capitaine la saison prochaine. Interrogé sur ce point précis, il a admis n’en avoir « aucune idée », rappelant simplement l’existence du contrat à long terme actuel.

Sur le fond du problème soulevé par Romero, à savoir la profondeur de l’effectif, Thomas Frank tient à dédouaner sa direction. Malgré les arrivées du milieu de terrain Conor Gallagher en provenance de l’Atlético Madrid pour environ 35 millions de livres et du jeune Souza, l’équipe reste décimée. Pour le coach, cette situation relève de la fatalité médicale et non d’un manque d’ambition des propriétaires. « Si nous avions quatre blessés de moins, je pense que la pression serait moindre. Les blessures n’aident pas, mais cela fait partie du football », a-t-il conclu.

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