Invaincus en poules, balayés en demies : la performance à 33 balles qui a brisé le rêve sud-africain

C’est un scénario que les supporters sud-africains redoutaient, mais que la phase de poules semblait avoir écarté. Après un parcours sans faute marqué par des victoires convaincantes contre l’Inde et les Antilles, l’équipe d’Afrique du Sud s’est présentée à l’Eden Gardens de Kolkata avec le statut de favori pour cette demi-finale de la Coupe du Monde T20. Pourtant, la rencontre a tourné à la démonstration à sens unique, renvoyant brutalement les Proteas à leurs difficultés historiques dans les matchs à élimination directe.

Selon les informations rapportées par Sportswire, la défaite concédée face à la Nouvelle-Zélande ne s’est pas jouée sur des détails, mais sur une domination totale des Black Caps. L’Afrique du Sud a été battue par neuf guichets, avec un écart vertigineux de 79 balles restantes. Une statistique qui illustre l’ampleur du naufrage pour une formation qui avait pourtant dominé ce même adversaire plus tôt dans la compétition.

**Une performance historique en 33 balles**

L’élément déclencheur de cette déroute porte un nom : Finn Allen. L’ouvreur néo-zélandais a livré une prestation qui restera dans les annales du tournoi, inscrivant un siècle en seulement 33 balles. Il s’agit du siècle le plus rapide jamais enregistré dans une Coupe du Monde T20 masculine. Face à cette agressivité, l’attaque sud-africaine, pourtant vantée tout au long du tournoi, n’a trouvé aucune réponse. Les Black Caps ont inscrit 84 points dès le powerplay, étouffant toute velléité de contestation.

Avant ce déferlement, les Proteas avaient tenté de construire un score défendable malgré un début de match catastrophique. Après les pertes rapides de Quinton de Kock et Ryan Rickelton, c’est Marco Jansen qui a tenté de sauver les meubles. Auteur de 55 points non-outs sur 30 balles, il a frappé autant de six que le reste de l’équipe réuni. Son partenariat de 73 points avec Tristan Stubbs a permis d’atteindre un total de 169/8, un score que la Nouvelle-Zélande a effacé avec une facilité déconcertante (173/1).

**Le poids des matchs couperets**

Ce revers soulève de nouveau la question de la gestion de la pression par l’Afrique du Sud lors des phases finales. Alors que l’équipe semblait avoir trouvé la formule pour briser le plafond de verre, cette élimination aux portes de la finale réactive le traumatisme des échecs passés dans les tournois ICC. Kagiso Rabada, en prenant l’unique guichet néo-zélandais (celui de Tim Seifert), n’a d’ailleurs montré aucune joie, conscient que l’issue du match était scellée bien avant la fin.

Pour les hommes de Rob Walter, le retour à la réalité est brutal : une campagne prometteuse s’achève sur une note familière, laissant la Nouvelle-Zélande filer vers la finale.


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