Invité à juger l’évolution du football africain, Souleymane Diawara nomme l’unique édition où les pelouses égalaient les standards actuels

Invité sur les ondes d’Europe 1 dans l’émission « Le Studio des Légendes », l’ancien capitaine des Lions de la Téranga est revenu sur son histoire contrastée avec la Coupe d’Afrique des Nations. Si son palmarès international est resté vierge malgré une carrière en club dense, Souleymane Diawara refuse de nourrir des regrets et préfère souligner une évolution majeure dans l’organisation du tournoi, en pointant une exception notable vécue durant sa décennie en sélection.

Avec 48 sélections au compteur et un statut de cadre indiscutable durant les années 2000, l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux et de l’Olympique de Marseille conserve un attachement intact à la compétition continentale. Privé de Coupe du Monde suite à des qualifications manquées de justesse, Diawara place la CAN sur un piédestal. Pour lui, la hiérarchie est claire : « En Afrique, c’est le summum, exactement », a-t-il affirmé, situant le tournoi juste derrière le Mondial en termes de prestige.

**Le fossé des infrastructures**

Au-delà de l’aspect émotionnel, l’ex-international sénégalais a porté un regard technique sur la transformation du football africain, notamment à travers le prisme des infrastructures. Prenant en exemple la récente édition en Côte d’Ivoire, il note un changement radical des conditions de jeu offertes aux footballeurs modernes, bien loin de la réalité quotidienne de sa génération.

Selon des propos relayés par nos confrères de Wiw Sport, Diawara ne cache pas que la qualité des aires de jeu a souvent été un frein à l’époque. « Nous, ce n’est pas pour se plaindre ou quoi, mais les pelouses, ce n’était pas trop ça », concède-t-il avec franchise.

**L’exception nord-africaine**

Dans ce tableau général des années 2000, Souleymane Diawara isole toutefois une compétition qui tranchait radicalement avec le reste. Pour le défenseur, l’édition 2004 reste la référence absolue en matière de confort de jeu pour sa génération. « À part en Tunisie quand on a fait la CAN en 2004. Les pelouses étaient magnifiques, c’était un kiff, je me suis régalé », précise-t-il.

Cette édition, qui avait vu le Sénégal s’incliner en quarts de finale contre le pays hôte dans une ambiance électrique à Radès, demeure pour lui l’unique parenthèse où les standards d’organisation rivalisaient avec ceux observés aujourd’hui. Une précision qui permet de mesurer le chemin parcouru par la Confédération Africaine de Football (CAF) sur les deux dernières décennies.

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