« Je m’inquiétais un peu » : le scénario inespéré qui rassure finalement Richard Krajicek sur l’après-Big Three

La hantise du vide après l’âge d’or. C’est ce que redoutaient la plupart des observateurs une fois les pages Federer, Nadal et Djokovic tournées. Une inquiétude partagée par Richard Krajicek, jusqu’à ce que la réalité du terrain balaye ses doutes d’une manière qu’il n’aurait jamais osé imaginer.

Le tennis mondial se cherchait des héritiers, il a trouvé des patrons. Alors que la saison 2026 bat son plein avec une domination sans partage du duo Carlos Alcaraz – Jannik Sinner sur les tournois majeurs, les voix s’élèvent pour saluer une transition bien plus douce que prévu. Parmi elles, celle de Richard Krajicek. L’ancien vainqueur de Wimbledon, dont les propos ont été relayés par nos confrères de *Complete Sports*, ne cache pas son soulagement face à la tournure des événements.

Pour le Néerlandais, la prise de pouvoir rapide de l’Espagnol et de l’Italien tient du prodige, surtout au regard de leur hégémonie récente sur les neuf derniers titres du Grand Chelem. « Je ne m’attendais certainement pas à ce que cela arrive au tennis après Federer, Nadal et Djokovic. C’est comme un miracle », confie-t-il. Une déclaration qui traduit une angoisse réelle : celle de voir le circuit perdre de son attrait une fois les légendes parties. « Je commençais à réfléchir à ce à quoi ressemblerait le tennis, en étant même un peu inquiet, et puis ces deux gars sont arrivés sur scène. »

Au-delà des résultats bruts, c’est la complémentarité de leurs profils qui séduit l’ancien champion. Krajicek pointe une opposition de styles idéale pour nourrir une grande rivalité sur la durée : « Alcaraz est très extraverti et possède une grande variété de jeu, tandis que Sinner est plus introverti et discipliné. »

Si Novak Djokovic reste dans l’équation – « avec lui, on ne sait jamais, il a probablement encore trois ans devant lui », glisse Krajicek –, l’avenir semble assuré. La popularité immédiate des deux nouveaux visages du circuit ATP prouve, selon l’ancien joueur, que la page du « Big Three » pouvait être tournée sans que l’intensité de la discipline ne s’effondre.

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