« Je n’ai jamais vu pire » : l’entraîneur d’Aberdeen cible la cause précise du spectacle gâché face à Dundee United

Le partage des points entre Dundee United et Aberdeen (0-0) en Scottish Premiership ne restera pas dans les mémoires pour la fluidité du jeu, mais pour la polémique soulevée dès le coup de sifflet final. Alors que les deux formations luttent pour accrocher le top 6, la rencontre a été marquée par des difficultés techniques majeures, dénoncées avec une rare véhémence par le banc des visiteurs.

Selon les informations rapportées par PLZ Soccer, l’entraîneur intérimaire d’Aberdeen, Peter Leven, a livré un constat accablant sur les conditions de jeu offertes à Tannadice. Interrogé sur la qualité de la surface, le technicien n’a pas cherché d’excuses tactiques pour expliquer le score vierge, pointant directement l’état de la pelouse comme facteur paralysant.

« Est-ce que j’ai vu un pire terrain ? Non », a tranché Peter Leven. Pour le coach des Dons, l’aire de jeu a rendu impossible toute tentative de construction cohérente, forçant son équipe à abandonner le jeu court pour un style plus direct. Il a notamment souligné que cette surface dégradée avait eu une incidence directe sur le dernier geste, prenant pour exemple une occasion manquée par Kevin Nisbet : « Il a eu sa chance et a utilisé ses lacets plutôt que l’intérieur du pied » à cause d’un faux rebond imprévisible.

Dans ce contexte difficile, c’est le milieu de terrain bissau-guinéen Panutche Camara qui s’est montré le plus dangereux pour Dundee United. L’international a failli débloquer la situation en première période, mais sa frappe a heurté le poteau avant de longer la ligne de but sans entrer. Une action que l’entraîneur adverse, Jim Goodwin, a qualifiée de « malchanceuse », estimant que « un autre soir, quelqu’un l’aurait poussée au fond ».

Loin de contredire son homologue sur l’état du pré, Jim Goodwin a reconnu que son équipe technique faisait face à une « tâche impossible » en raison des conditions météorologiques récentes et de l’enchaînement des matchs. « Le terrain n’est pas bon, nous le savons. C’est une surface très difficile pour obtenir des moments de qualité », a-t-il admis, validant le sentiment général d’un match où le beau jeu ne pouvait pas s’exprimer.

Ce résultat nul n’arrange aucune des deux équipes dans leur poursuite de Falkirk, actuellement quatrième. Les deux formations devront espérer des jours meilleurs — et des pelouses plus clémentes — pour sécuriser leur place dans la première moitié de tableau.

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