« Je ne peux plus les défendre » : la rupture publique prononcée par l’entraîneur après l’humiliation en Coupe

C’est une soirée qui laissera des traces profondes au Pittodrie Stadium. Alors que les quarts de finale de la Coupe d’Écosse semblaient offrir une voie royale vers Hampden Park, la hiérarchie a volé en éclats face à la détermination d’une formation de deuxième division.

Aberdeen, pensionnaire de l’élite, a sombré corps et biens (0-3) face à Dunfermline, une défaite qui a provoqué une réaction épidermique de l’entraîneur intérimaire Peter Leven.

**Une fracture ouverte avec le vestiaire**

Selon les propos rapportés par PLZ Soccer, la conférence de presse d’après-match a tourné au règlement de comptes. Peter Leven, en charge de l’équipe depuis le départ de Jimmy Thelin il y a deux mois, a refusé de chercher des excuses à son groupe.

« C’était choquant », a martelé le technicien. « Nous avons bien commencé avec une occasion de Stuart Armstrong, mais je ne peux plus défendre les joueurs. C’est inacceptable. Je présente mes excuses aux fans. »

Le scénario du match a été cruel pour les Dons. Matty Todd a ouvert le score dès la 14e minute pour les visiteurs, avant qu’Olly Thomas, jeune attaquant de 20 ans prêté par Bristol City, ne double la mise huit minutes plus tard. Ce dernier s’est offert un doublé en seconde période, scellant le sort de la rencontre sous les huées du public local.

**La menace de la relégation se précise**

Au-delà de l’élimination en Coupe, c’est la situation en championnat qui alarme le staff. Aberdeen, désormais condamné à terminer dans la seconde moitié du tableau de William Hill Premiership, ne compte que huit points d’avance sur Kilmarnock, actuel barragiste.

Interrogé sur le risque d’être entraîné dans la lutte pour le maintien, Peter Leven a été catégorique : « À 100 %. Je viens de leur dire. Nous ne pouvons pas continuer comme ça. Nous sommes en danger. Nous sommes en grand danger. »

Le technicien a pointé du doigt un manque flagrant d’engagement : « Il y avait tant de joueurs expérimentés sur le terrain et nous n’avons gagné ni les premiers ni les seconds ballons. Il y a eu un manque de combat et de confiance. »

**L’euphorie du camp adverse**

Le contraste était saisissant avec la satisfaction de Neil Lennon, l’entraîneur de Dunfermline. L’ancien coach du Celtic a qualifié la performance de ses hommes de « magnifique », soulignant leur supériorité dans l’impact physique et le volume de jeu.

« C’est une réussite magnifique contre une équipe d’Aberdeen très motivée », a déclaré Lennon, qui se projette déjà vers la demi-finale à Hampden Park, qualifiant l’opportunité de « sexy » pour ses joueurs et les supporters.

Cette déroute place Aberdeen face à ses responsabilités à neuf journées de la fin du championnat, avec une urgence absolue : redresser la barre pour éviter que la saison ne vire à la catastrophe industrielle.

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