Le Camerounais Jean Crépin Soter Nyamsi confirme son intention de briguer la présidence de la FIFA, alors que la CAF avait annoncé le soutien de ses 54 fédérations membres à Gianni Infantino pour sa réélection.
L’universitaire, qui s’était déjà signalé dans la gouvernance du football camerounais avant de se ranger derrière Samuel Eto’o lors de l’élection à la FECAFOOT en 2021, rejette l’idée d’une candidature improvisée. Il présente au contraire un projet baptisé « FIFA Révolution 2027 », qu’il dit construit autour de plusieurs axes : les infrastructures, la justice arbitrale, la formation et une redistribution comptable qu’il veut plus équitable. Dans cet entretien publié par Camerounactuel, il affirme aussi disposer d’une « indépendance totale » vis-à-vis de la bureaucratie de Zurich ainsi que d’une expertise en ingénierie financière.
Jean Crépin Soter Nyamsi explique surtout sa démarche par une critique du fonctionnement institutionnel actuel. Selon lui, annoncer une position africaine unanime avant le débat porte atteinte à la souveraineté des associations nationales. Il s’appuie sur l’article 15 des statuts de la FIFA et sur le principe « une nation, une voix », c’est-à-dire l’idée que chaque fédération membre dispose d’un vote propre et doit pouvoir l’exprimer librement. Il estime que le bulletin secret, utilisé lors des congrès électifs, doit précisément protéger cette liberté de choix.
Pour défendre la crédibilité d’une candidature africaine, il avance un argument numérique : l’Afrique représente 54 voix sur les 211 que compte la FIFA. À ses yeux, ce poids électoral, additionné à la confidentialité du scrutin et à une demande de renouvellement dans plusieurs fédérations, peut ouvrir un espace politique en 2027. Il dit enfin s’adresser directement aux présidents de fédérations afin de promouvoir un vote plus indépendant, tandis que le rendez-vous évoqué pour cette élection est fixé à mars 2027 à Rabat.

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