L’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 entre dans une phase opérationnelle décisive. Au-delà de la livraison des infrastructures sportives et de la logistique d’accueil, la gestion de l’écosystème technologique représente un enjeu majeur pour le bon déroulement des épreuves. Avec l’utilisation simultanée de milliers d’appareils sans fil dans des périmètres restreints, l’encadrement des télécommunications s’impose comme une priorité absolue.
C’est dans ce cadre que l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) déploie un vaste dispositif de contrôle. Selon les informations rapportées par Le Soleil Sports, l’instance nationale a été désignée comme guichet unique pour l’attribution des fréquences radioélectriques durant l’événement. Cette centralisation vise à prévenir les interférences entre les caméras mobiles, les systèmes de chronométrage, les talkies-walkies et les liaisons satellitaires.
Dans une note technique relayée par le quotidien sénégalais, l’ARTP souligne que l’usage massif de ces technologies exige une « planification millimétrée ». Concrètement, l’ensemble des acteurs impliqués — du Comité International Olympique aux diffuseurs, en passant par les fédérations sportives et les prestataires techniques — doivent obligatoirement soumettre leurs demandes au régulateur pour s’assurer de la compatibilité de leurs outils.
Sur le terrain, la mesure se traduira par un filtrage rigoureux aux entrées des sites de compétition situés à Dakar, Diamniadio et Saly. Des centres de test et d’étiquetage seront mis en place pour vérifier la conformité de chaque appareil de transmission. La consigne de l’instance est sans équivoque : « Aucun équipement ne sera autorisé à accéder aux sites sans contrôle préalable et sans étiquetage conforme ».
En parallèle de cette gestion stricte du spectre radioélectrique, une surveillance continue de la qualité des réseaux mobiles sera assurée. L’afflux de spectateurs, de journalistes et d’athlètes sur les différents sites olympiques risque de saturer les infrastructures existantes. Pour anticiper ces pics de connexion, l’ARTP a prévu des mesures de détection en temps réel afin d’identifier toute congestion et d’appliquer des ajustements rapides, conformément à ses prérogatives issues du Code des communications électroniques de 2018.
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