Joseph-Antoine Bell, après l’échec du Cameroun: « Avec 10 places, ne pas y être me fait mal »

Le Cameroun, longtemps référence du football africain sur la scène mondiale, ne participera pas à la Coupe du monde 2026 alors même que le continent dispose cette fois de dix places qualificatives.

Joseph-Antoine Bell, ancien gardien emblématique des Lions Indomptables, a réagi avec émotion à cette absence. L’ex-international camerounais dit ne pas comprendre comment une sélection qui a longtemps accompagné la progression de l’Afrique au Mondial a pu manquer cette édition. Il rappelle que le Cameroun était déjà présent en 1982, à une époque où le continent ne comptait qu’un seul représentant, puis lors des hausses successives du quota africain.

Dans des propos relayés par Bell, il résume sa douleur par une formule directe: si l’Afrique envoie dix équipes et que le Cameroun n’en fait pas partie, cela lui arrache presque des larmes. L’ancien portier de 70 ans ne limite pas son intervention à la seule déception sportive. Il met aussi en cause le discours de la « reconstruction », un terme souvent utilisé dans le football pour désigner une phase de relance sportive et institutionnelle après une période d’échec.

Une critique du fonctionnement du football camerounais

Joseph-Antoine Bell estime qu’on ne peut pas parler de reconstruction sans expliquer d’abord à quel moment le football camerounais a été « détruit ». Son propos vise, selon ses mots, le refus de regarder en face la chute de la sélection. Il ne détaille pas de mesures précises, mais il pointe un problème plus large de gouvernance et de vision.

Le texte insiste aussi sur le contraste entre le passé du Cameroun et la progression d’autres sélections africaines. Le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana sont cités comme des nations qui ont structuré leur développement avec davantage de cohérence. Dans ce contexte, l’absence des Lions Indomptables au Mondial 2026 devient, dans les mots de Bell, un constat douloureux plutôt qu’un simple accident de parcours.

L’ancien gardien conclut en assumant pleinement son émotion, en expliquant que dire que cette situation ne lui brise pas le cœur reviendrait à mentir.

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