Le Cameroun a longtemps occupé une place centrale dans l’histoire du football africain en Coupe du monde, ce qui rend d’autant plus difficile, pour Joseph-Antoine Bell, l’idée d’une absence dans un tournoi désormais ouvert à 48 sélections.
L’ancien gardien des Lions Indomptables exprime une douleur nette, puisqu’il rappelle avoir connu l’époque où l’Afrique ne comptait qu’un seul représentant et où le Cameroun estimait pouvoir porter cette ambition. Dans un extrait relayé au milieu de cette prise de parole par Sportcamer, puis repris par Lebledparle, Joseph-Antoine Bell insiste aussi sur la continuité historique de cette présence camerounaise lorsque le quota africain est passé à deux, puis à trois, puis à cinq équipes.
Bell va plus loin, car il ne se limite pas à un regret personnel. Il dit qu’il « pleure » si l’Afrique dispose de 10 représentants et que le Cameroun n’en fait pas partie, avant de mettre en cause les responsables du football camerounais. Selon lui, ils refusent encore de regarder en face la « décrépitude » et la « chute » du football national. L’ancien portier conteste également le discours sur une reconstruction, puisqu’il affirme qu’on ne peut pas parler de rebâtir sans avoir d’abord reconnu le moment de la destruction.

0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.