La phrase supprimée de l’enregistrement viral qui pourrait retourner l’affaire contre les accusateurs

Le football guinéen vit au rythme de divulgations sonores censées incriminer le sommet de sa Fédération. Alors que la commission d’éthique a été saisie dans la foulée de leur diffusion, une analyse technique des fichiers suggère une manipulation délibérée. Au cœur de cette contre-offensive : une coupe volontaire dans la bande sonore qui trahirait l’origine douteuse du document et l’identité réelle de l’interlocuteur.

Depuis plusieurs jours, des enregistrements audio circulent avec un objectif affiché : déstabiliser l’actuelle gouvernance du football guinéen. Ces documents, présentés comme accablants pour le président de la Fédération, ont provoqué une réaction immédiate de ses opposants, qui ont saisi la commission d’éthique sans attendre de vérification technique préalable. Une précipitation qui, selon une tribune publiée par notre confrère *Guinée Foot*, pourrait se retourner contre les auteurs de la manœuvre.

**Le passage effacé qui change la donne**

L’analyse détaillée des fichiers met en lumière ce qui s’apparente à un montage. L’argument central de la défense repose sur une incohérence factuelle présente dans les fichiers bruts mais absente des versions virales. Dans l’un des enregistrements originaux, la voix attribuée au dirigeant fédéral se présente explicitement comme « ancien président du Milo ».

Or, ce segment précis a disparu de la version diffusée en boucle sur les réseaux sociaux. Cette suppression volontaire suggère une tentative de masquer une incohérence qui aurait immédiatement disculpé la cible visée, ou du moins prouvé que la voix ne correspondait pas au contexte actuel. Pour les observateurs cités par *Guinée Foot*, cette coupe transforme la « preuve » en une tentative de manipulation grossière.

**Une procédure lancée sur des bases fragiles**

La stratégie des opposants, fondée sur l’effet de sidération et la viralité, se heurte désormais à la matérialité des faits techniques. La tribune souligne que la saisine de la commission d’éthique, effectuée sur la base d’une simple lettre d’information et de fichiers tronqués, expose désormais les accusateurs. En voulant accélérer la chute du président, les commanditaires de ces fuites s’exposent à des poursuites judiciaires pour diffamation, leur dossier reposant sur des éléments dont l’authenticité est contestée par leur propre structure interne.

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