L’ancien président de la NFF l’assure : un maintien de sa gouvernance aurait suffi à valider le ticket pour le Mondial 2026

Alors que le Nigeria peine à sécuriser sa place pour la prochaine Coupe du Monde malgré l’élargissement du format, une figure majeure de l’histoire récente du football national sort du silence. Invité à analyser la trajectoire actuelle de la sélection, celui qui a dirigé l’instance fédérale pendant huit ans n’a pas hésité à opposer son bilan passé aux incertitudes présentes, affirmant qu’une continuité sous sa direction aurait radicalement changé la donne.

L’ancien président de la Fédération nigériane de football (NFF), Amaju Pinnick, estime que la situation comptable des Super Eagles dans ces éliminatoires est anormale. Lors d’un entretien accordé à l’émission *Global Football Insights* animée par Sunday Oliseh, l’ex-dirigeant a exprimé son incompréhension face aux difficultés rencontrées par l’équipe nationale, alors même que l’Afrique bénéficie désormais de neuf à dix places pour le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Selon des propos relayés par *Complete Sports*, Amaju Pinnick se montre catégorique sur le scénario alternatif qui aurait prévalu s’il était resté aux commandes : « Je ne l’ai honnêtement pas vu venir. Avec dix équipes africaines qualifiées, il n’y a vraiment aucune raison pour que le Nigeria n’en fasse pas partie. Si j’étais là, c’est certain, le Nigeria se serait qualifié. »

**Le précédent de 2018 comme argument d’autorité**

Pour appuyer sa certitude, l’ancien patron du football nigérian s’appuie sur la campagne de qualification pour le Mondial 2018 en Russie. À l’époque, les Super Eagles avaient hérité d’un tirage au sort particulièrement redoutable, souvent qualifié de « groupe de la mort » dans l’histoire des éliminatoires africains.

« En 2018, nous avions le groupe le plus difficile de tous les temps ; nous avions tous les vainqueurs de la CAN », a rappelé Pinnick. Il souligne la qualité des adversaires d’alors : une Algérie invaincue depuis plus de 20 matchs, le Cameroun alors champion d’Afrique en titre, et la Zambie, également ancienne lauréate continentale. « Le Nigeria était le moins considéré. Mais devinez quoi ? Nous nous sommes qualifiés à deux journées de la fin, et nous n’avons pas dormi. »

**La défense du bilan 2022**

Interrogé indirectement sur l’échec de la qualification pour le Qatar en 2022, survenu à la fin de son mandat, Amaju Pinnick maintient que le travail de fond avait été réalisé. Il attribue cette élimination aux circonstances spécifiques du règlement de l’époque, notamment la règle des buts à l’extérieur lors du barrage décisif contre le Ghana.

« Nous avons fait le même travail en 2022, mais le format a changé pour les confrontations directes. Personne ne donnait une chance au Ghana, mais ils s’en sont sortis. Nous n’avons pas perdu cette confrontation ; nous avons été éliminés aux buts à l’extérieur », a-t-il précisé. Aujourd’hui, la route vers 2026 reste ouverte mais semée d’embûches, comme en témoignent les récents ajustements sportifs et les listes de joueurs convoqués pour tenter de redresser la barre, à l’image des choix forts opérés lors des dernières fenêtres internationales.

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