Dans la lutte avec frappe, le parcours menant au titre de Roi des arènes exige un long apprentissage. Avant d’atteindre ce sommet à l’âge de 26 ans, Omar Sakho a d’abord évolué loin des grandes affiches, entre un atelier de mécanique et les tournois nocturnes de quartier.
En 2002, le lutteur intègre l’école fondée par Balla Gaye 1. Son intention initiale est de s’inscrire dans la lignée de son père, l’ancien champion Double Less, en adoptant le nom de « Double Less 2 ». Selon les informations retracées par Le Soleil Sports, cette idée est finalement écartée. Il choisit alors le pseudonyme de Balla Gaye 2, en référence directe à son formateur.
La construction de son palmarès débute dans les « mbapatt », des tournois de lutte traditionnelle qu’il utilise comme de véritables séances d’entraînement. Sous la supervision de son coach, le regretté « Baye Balla », il accumule les victoires jusqu’à subir une défaite contre Mitrailleuse lors des « 72 heures de Mbaye Guèye » à Fass Mbao. Il corrige cette contre-performance peu après, lors d’un tournoi organisé par Birahim Ndiaye aux Parcelles Assainies, où il élimine plusieurs adversaires, dont Dolf.
Ses débuts officiels en lutte avec frappe ont lieu le 2 janvier 2005 avec une victoire sur Samba Laobé. Il enchaîne ensuite les succès contre Dame Kandji, Papa Sow, Boulon, Mame Goor Diouf et Saloum Saloum. Malgré une première défaite face à Issa Pouye en mars 2006, il s’adjuge le Championnat de lutte avec frappe (Claf) en 2008, en dominant Coly Faye, Ousmane Diop, Mbaye Diouf, et en prenant sa revanche sur Issa Pouye.
Son ascension se confirme face aux têtes d’affiche de l’arène : il bat Tyson Jr et Tapha Guèye, malgré un revers contre Eumeu Sène. Le 22 avril 2012, il franchit l’ultime palier en terrassant Yékini pour devenir Roi des arènes. Un titre qu’il associe à la bénédiction de ses parents, à une discipline stricte et à des entraînements quotidiens.
La suite de son parcours alterne victoires et passages à vide. Après avoir battu Tapha Tine en 2013, il perd face à Bombardier en 2014, puis contre Eumeu Sène en 2015. Éloigné de la compétition pendant deux ans, il effectue un retour victorieux en s’imposant contre Gris Bordeaux en 2018 et Modou Lô en 2019.
Au sein d’une génération qui comptait des profils comme Sa Cadior 2, Tapha Tine, Tidiane Faye ou Ngonde Mbaye, Balla Gaye 2 a maintenu une présence constante au premier plan. « Grâce à mon travail et à mon talent, j’ai réussi à faire la différence », indique-t-il pour résumer sa trajectoire.
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