Le camp de Boy Niang 2 saisit la Fédération par huissier et brandit ce point de règlement pour bloquer la date du 7 juin

C’est un rebondissement que peu d’observateurs avaient vu venir. Alors que l’officialisation du combat entre Reug Reug et Boy Niang 2 pour le 7 juin prochain semblait sceller l’épilogue d’un long feuilleton, le camp de Pikine vient de freiner brutalement la machine. Loin d’une simple surenchère verbale, le staff de Boy Niang 2 a enclenché une procédure formelle pour contester la tenue de l’affiche à cette date.

Le différend ne porte pas sur la volonté de combattre, mais sur le respect strict des textes réglementaires. Selon les informations rapportées par Wiw Sport, le camp de Thierno Ndiaye « Boy Niang 2 » estime que le contrat initial est caduc. En cause : le délai pris par le lutteur de Thiaroye pour déposer son certificat de guérison auprès du Comité National de Gestion (CNG).

**L’argument du MMA comme point de blocage**

Au-delà des délais administratifs, c’est l’agenda international de Reug Reug qui cristallise les tensions. Moustapha Kandji, membre influent du staff de Boy Niang 2, soulève une incompatibilité réglementaire majeure. Le « Foudre de Thiaroye » aurait un engagement en Arts Martiaux Mixtes (MMA) à honorer, une situation que les textes de la lutte sénégalaise encadreraient strictement.

« Les textes stipulent qu’aucun lutteur n’a le droit de combattre en MMA hors du pays alors qu’il est déjà sous contrat », a précisé Tapha Kandji sur les antennes de Lutte TV. Pour le camp de Pikine, la situation est claire : le promoteur Makane les avait libérés de leurs obligations suite à l’absence de certificat médical de l’adversaire, ouvrant la voie à des négociations avec d’autres organisateurs.

**Une procédure d’huissier enclenchée**

Pour faire valoir ce qu’ils considèrent comme leur bon droit, l’entourage de Boy Niang 2 a dépassé le stade des déclarations médiatiques. « Notre avocat a saisi la Fédération par voie d’huissier pour qu’on nous rétablisse dans nos droits », confirme Moustapha Kandji.

Si le camp de Pikine assure vouloir affronter Reug Reug « tôt ou tard », il refuse pour l’heure de valider la date du 7 juin tant que ce flou juridique persiste. La balle est désormais dans le camp de l’instance dirigeante qui devra trancher sur l’interprétation de ce point de règlement spécifique concernant les combats à l’étranger.

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