« Le football est devenu trop politique » : la décision arbitrale concernant Victor Osimhen qui ne passe pas chez le vaincu

Le derby d’Istanbul ne se termine jamais vraiment au coup de sifflet final. Si Galatasaray a empoché les trois points samedi soir grâce à une réalisation décisive de Victor Osimhen, la rencontre laisse un goût particulièrement amer dans la bouche de l’entraîneur adverse. Au-delà de la défaite (1-0), c’est la gestion disciplinaire de l’attaquant nigérian par le corps arbitral qui provoque la colère froide du banc de Beşiktaş.

Le scénario du match semblait pourtant idéal pour les Cimbom. Victor Osimhen, fidèle à sa réputation, a fait la différence juste avant la pause en plaçant une tête imparable pour ouvrir le score. Mais pour Sergen Yalçın, l’entraîneur des Aigles Noirs, le Super Eagle n’aurait jamais dû terminer cette rencontre sur la pelouse.

L’incident pointé du doigt remonte à une séquence de jeu bien précise. Averti dès la sixième minute de jeu pour une première faute, l’ancien buteur du Napoli s’est rendu coupable, selon le technicien turc, d’un geste d’anti-jeu flagrant en dégageant délibérément le ballon après une interruption. Une action qui, dans l’application stricte du règlement, vaut souvent un second avertissement synonyme d’expulsion.

**« Le football est devenu trop politique »**

Interrogé par les médias du club après la rencontre, Sergen Yalçın n’a pas mâché ses mots, ciblant directement l’incohérence des officiels et du VAR. Selon des propos rapportés par nos confrères de *Complete Sports*, le technicien estime que son équipe a été victime d’un traitement à deux vitesses.

« Il y a un autre aspect à cela. En fait, nous devons en parler. Vous savez, le football a des règles », a lancé l’entraîneur. « Osimhen aurait dû être expulsé avec un deuxième carton jaune, c’est une certitude. Alors comment ce match doit-il être joué ? »

Pour étayer son propos, Yalçın a dressé un parallèle avec d’autres rencontres de Süper Lig où la sévérité arbitrale a été immédiate : « À Trabzon, vous expulsez Bilal à la 30e minute. Vous expulsez Orkun à la 20e minute lors du match de Fenerbahçe, mais vous ne pouvez pas le faire ici. »

L’entraîneur de Beşiktaş regrette particulièrement la passivité de l’assistance vidéo, censée corriger ce type d’erreurs d’appréciation. « L’arbitre principal peut ne pas le voir, mais vous [le VAR] devez intervenir. C’est pour ça qu’il est assis là », a-t-il insisté, avant de conclure par une phrase lourde de sens sur l’environnement du championnat turc : « À mon avis, le football est devenu trop politique. »

Une sortie médiatique qui ne changera pas le score au tableau d’affichage, mais qui place une nouvelle fois l’arbitrage au centre des débats dans une ligue où la tension ne redescend jamais.

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