Le jeu stoppé net à 17h51 : cette scène rare au Racecourse Ground qui a uni supporters et propriétaires autour de Mamadou Sarr

C’est une image qui dépasse le simple cadre du résultat sportif et qui tend à se normaliser sur les pelouses du Royaume-Uni. Ce samedi, le huitième de finale de la FA Cup opposant Wrexham à Chelsea a offert une séquence particulière au Racecourse Ground. Alors que l’intensité de la rencontre battait son plein, le chronomètre s’est figé pour une raison étrangère au jeu lui-même, imposant une courte trêve au milieu de l’affrontement.

L’interruption est survenue précisément à la 9e minute de jeu. Il était alors 17h51 au Pays de Galles, l’horaire exact correspondant au coucher du soleil et à la rupture du jeûne. L’arbitre de la rencontre a momentanément stoppé les débats pour permettre à Mamadou Sarr de s’alimenter et de s’hydrater rapidement sur le bord du terrain.

Le défenseur sénégalais était le seul acteur sur la pelouse à observer le mois de Ramadan. Cette pause, prévue par les protocoles mis en place par les instances du football anglais (Premier League et EFL), permet aux joueurs de confession musulmane de rompre leur jeûne sans devoir attendre la mi-temps ou la fin du match.

**Une ovation du public gallois**

Si la procédure est désormais codifiée, la réaction du stade a marqué les esprits. Loin de manifester de l’impatience face à cet arrêt de jeu, les supporters de Wrexham ont accompagné ce moment d’applaudissements nourris. Une marque de respect qui n’a pas échappé aux caméras, captant également l’attention des copropriétaires du club, les acteurs Ryan Reynolds et Rob McElhenney, visiblement attentifs à la scène depuis leur loge.

Sur le plan purement sportif, cette rencontre a confirmé la dynamique exceptionnelle de Wrexham. Le club gallois, qui reste sur trois montées consécutives et occupe actuellement la 6e place de Championship, menait au score face aux Blues de Chelsea au moment de l’interruption. Comme le souligne *Wiw Sport*, cette parenthèse aura permis de mettre en lumière une gestion humaine du calendrier religieux au cœur d’une compétition majeure.

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