Le mandat de Tapha Gueye à la Ligue de Dakar conditionné à une exigence précise par le président de l’écurie Mbita Ndiaye

L’installation de la nouvelle équipe dirigeante de la Ligue régionale de lutte de Dakar suscite de nombreuses réactions au sein de l’arène. Si les félicitations s’enchaînent suite à la nomination de Moustapha Gueye, certains acteurs historiques profitent de cette transition pour soulever les défis imminents liés à l’organisation de la discipline. C’est le cas de Mamadou Diop, président de l’écurie Mbita Ndiaye de Yarakh, qui a publiquement interpellé les instances dirigeantes sur la nécessité d’une collaboration étroite au sommet.

Selon les propos relayés par Lutte TV via le quotidien RECORD, celui que le milieu surnomme « Beau Gars » s’est d’abord réjoui de l’élection de l’ancien « Tigre de Fass ». L’ancien collaborateur du promoteur Gaston Mbengue estime que cette nomination constitue une suite logique au parcours du nouveau président. « C’est une élection méritée. Il a beaucoup fait pour la lutte et les acteurs avaient le devoir de lui rendre la monnaie », souligne Mamadou Diop, rappelant que l’engagement de Tapha Gueye pour ce sport est resté intact bien après la fin de sa carrière sportive.

Cependant, le dirigeant de l’écurie de Yarakh lie la réussite de ce mandat à un facteur organisationnel précis : l’entente entre la Ligue régionale et les instances nationales. Mamadou Diop exhorte le nouveau président de la Ligue de Dakar à s’allier avec Bira Sène, le président du Comité National de Gestion (FSL). « Je veux que Bira Sène et Tapha Gueye travaillent ensemble. Parce que c’est cela l’intérêt de la lutte. Je n’aime pas le clanisme », précise-t-il, avant de formuler une mise en garde explicite concernant une éventuelle rivalité entre les deux dirigeants : « Dans la division, ils ne feront pas grand-chose. Ils ne feront rien de probant. »

En marge de cette prise de position sur l’administration de l’arène, Mamadou Diop s’est également confié sur son organisation quotidienne en cette période de Ramadan. Partageant son temps entre la gestion d’une boulangerie à Yarakh en journée, avec des horaires particulièrement contraignants liés à la préparation nocturne du pain, et ses entraînements en soirée après la rupture du jeûne, le président de l’écurie Mbita Ndiaye maintient son implication physique. Il décrit par ailleurs ce mois de jeûne, qu’il observe entièrement depuis 2002, comme une période propice à la dévotion et au recouvrement de la santé, tout en saluant les élans de solidarité observés dans les rues sénégalaises à l’heure de la coupure.

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