Le souvenir de 2002 ne suffit plus : Pape Gueye expose les nouveaux arguments du Sénégal face à la France

Le rendez-vous est déjà coché dans tous les agendas sportifs du continent. Le 16 juin 2026, la pelouse du MetLife Stadium accueillera une affiche chargée d’histoire et de symboles : l’entrée en lice du Sénégal face à la France pour la Coupe du Monde. Vingt-quatre ans après la victoire fondatrice de 2002, les Lions de la Teranga aborderont cette rencontre avec un statut métamorphosé. Invité sur le plateau de l’émission Téléfoot, le milieu de terrain Pape Gueye a livré la lecture que fait le vestiaire sénégalais de cette future confrontation.

Loin de se contenter de l’héritage émotionnel laissé par la génération d’El Hadji Diouf, l’actuelle équipe nationale s’appuie sur des certitudes sportives tangibles. Selon les propos relayés par Wiw Sport, le joueur met en avant la densité qualitative de l’effectif actuel pour justifier les ambitions sénégalaises. « Ils ont énormément de talents mais nous aussi on en a », affirme le milieu de terrain, refusant de placer les Bleus sur un piédestal inaccessible. Cette confiance ne relève pas de l’arrogance, mais d’une évaluation lucide des forces en présence : « On va se battre avec nos armes et je pense qu’on peut rivaliser avec les plus belles nations du monde. »

Cette assurance puise sa source dans la dynamique récente de la sélection. Auréolés d’un deuxième titre continental obtenu lors de la CAN 2025, les hommes dirigés par le staff sénégalais ne se perçoivent plus comme de simples outsiders héroïques, mais comme des compétiteurs d’égal à égal. L’unique buteur de la dernière finale continentale insiste sur cette volonté de victoire, balayant l’idée d’un simple match de gala.

Si la référence à 2002 reste présente dans les discours, notamment via les récits des anciens comme El Hadji Diouf, elle sert désormais davantage de fondation historique que d’unique référence. « Nos aînés ont déjà joué ce match-là en 2002 (…) Ça va être un bon match », concède Pape Gueye, avant de conclure sur l’objectif concret du groupe pour cette échéance mondiale : « On peut gagner ce genre de match et on va tout faire pour gagner. »

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