Le spectre d’un « précédent dangereux » et une demande d’intervention diplomatique : la riposte officielle concernant les détenus de la finale

Les échos de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc continuent de résonner bien au-delà des limites du terrain. Alors que la fête du football continental devait primer, la prolongation de la détention de plusieurs supporters sénégalais en terre marocaine maintient une tension palpable. Face à cette situation qui s’enlise, une voix majeure des tribunes sénégalaises sort du silence pour exiger une réaction immédiate des instances compétentes.

Le Collectif Ultra 221 a officiellement pris position ce 22 février 2026 à Dakar. Dans un communiqué relayé par nos confrères de Wiw Sport, l’organisation exprime sa « profonde indignation » concernant le sort réservé aux compatriotes arrêtés en marge de la rencontre. Si le groupe tient à condamner « avec la plus grande fermeté toute forme de violence », il pointe avant tout le déséquilibre du traitement judiciaire. Pour les membres du collectif, les sanctions privatives de liberté prononcées apparaissent clairement « disproportionnées » vis-à-vis des faits incriminés.

L’argumentaire des Ultras repose sur la nature même du supporterisme. Le texte rappelle que les fans, définis comme le « cœur battant du football », ne sauraient être assimilés à des « criminels » ou des « ennemis ». Cette sévérité est d’autant plus mal vécue qu’elle survient dans un contexte opposant « deux peuples qui se disent frères ». Le maintien en détention est ainsi qualifié d’injustice flagrante qui brouille le message de fraternité censé être porté par le football africain.

Au-delà du constat, le collectif passe à l’offensive sur le terrain diplomatique. Le communiqué interpelle directement les autorités sénégalaises, tant politiques que sportives, les sommant d’assurer la protection de leurs ressortissants. L’enjeu dépasse le cas individuel des détenus : Ultra 221 alerte sur la création d’un « précédent dangereux » qui pourrait transformer les stades en terrains de « répression excessive ». En appelant à une médiation urgente, l’organisation espère éviter que ce précédent ne fasse jurisprudence pour l’avenir des déplacements de supporters sur le continent.

« Les supporters ne sont ni des criminels ni des ennemis »

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