L’entraîneur des Golden Arrows s’appuie sur le profil atypique de son capitaine pour égratigner les standards défensifs sud-africains

La saison en cours dans le championnat sud-africain met en lumière des trajectoires individuelles remarquables au sein de la Betway Premiership. Du côté des Golden Arrows, les performances d’un jeune défenseur central suscitent l’admiration de son encadrement technique, au point d’amener ce dernier à questionner ouvertement les critères physiques exigés au plus haut niveau national.

Ayanda Jiyane, âgé de 23 ans, s’est imposé comme une pièce maîtresse du dispositif des Abafana Bes’thende. Arrivé du Royal AM vers la fin de la saison dernière, le défenseur a récemment hérité du brassard de capitaine des mains de Gladwin Shitolo. Les données de l’équipe illustrent son omniprésence : il est le joueur le plus utilisé de l’effectif cette saison avec 2 085 minutes disputées. Présent lors de la récente victoire (1-0) contre Durban City au stade King Zwelithini, il totalise 24 apparitions en championnat et 29 toutes compétitions confondues.

Selon les informations rapportées par la rédaction de Sportswire, l’entraîneur Manqoba Mngqithi a mis en avant la constance et l’éthique de travail de son joueur. Le technicien a spécifiquement abordé la morphologie de Jiyane, souvent perçue comme un handicap à son poste. « Beaucoup de gens diraient qu’il est petit pour un défenseur central, mais il a gagné des ballons contre les attaquants les plus grands », a détaillé le coach, qualifiant le joueur d’un des meilleurs professionnels avec lesquels il a collaboré.

Pour situer le niveau de son capitaine en un contre un, Mngqithi a dressé des parallèles précis. Sur le plan local, il l’a comparé à Siyabonga Sangweni, figure de la PSL et ancien joueur des Arrows. À l’échelle internationale, l’entraîneur a évoqué les noms de l’Italien Fabio Cannavaro et de l’Espagnol Carles Puyol, deux défenseurs de taille modeste ayant remporté la Coupe du Monde avec leur sélection respective.

Cette argumentation a servi de point d’appui au technicien pour formuler une observation directe sur les choix défensifs opérés en Afrique du Sud. Après avoir souligné que la vitesse et la ténacité de Jiyane, tout comme celles de son coéquipier Ntandoyenkosi Mabaso, étaient indispensables au système de jeu agressif de son équipe, Mngqithi a ciblé les critères de sélection habituels, notamment ceux des Bafana Bafana. « En Afrique du Sud, nous préférons opter pour un défenseur grand, maladroit mais chanceux », a-t-il déclaré, marquant ainsi son incompréhension face à la mise à l’écart des profils plus petits mais techniquement fiables.


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