Le match nul concédé face à Tottenham (2-2) laisse des traces bien au-delà du terrain pour Manchester City. Alors que le résultat sportif avait déjà frustré les champions en titre, les déclarations d’après-match de Rodri viennent d’entraîner une procédure disciplinaire formelle de la part de la Fédération anglaise (FA). L’instance dirigeante n’a pas toléré les sous-entendus du milieu de terrain espagnol concernant l’impartialité du corps arbitral.
**Une accusation de partialité qui ne passe pas**
Au cœur du dossier, une interview accordée par l’international espagnol au diffuseur australien Stan Sport. Frustré par le scénario de la rencontre du 1er février, où City a laissé filer une avance de deux buts, Rodri a exprimé son mécontentement de manière explicite. Selon les éléments rapportés par PLZ Soccer, la FA a officiellement inculpé le joueur pour « mauvaise conduite ».
Le communiqué de l’instance est sans équivoque : « Il est allégué que le milieu de terrain a agi de manière inappropriée lors d’une interview médiatique d’après-match en faisant des commentaires qui impliquent un parti pris et/ou remettent en question l’intégrité d’un officiel de match. » Cette accusation repose sur la violation de la règle E3.1 de la FA, qui encadre strictement les propos tenus sur l’arbitrage.
**« L’arbitre doit être neutre »**
La colère de Rodri trouve sa source dans une action précise : le premier but de Tottenham, inscrit par Dominic Solanke. Les Citizens estimaient qu’une faute préalable avait été commise sur le défenseur Marc Guehi, une infraction ignorée par l’arbitre Robert Jones.
Interrogé à chaud, Rodri n’avait pas retenu ses coups : « Je sais que nous avons trop gagné et que les gens ne veulent pas que nous gagnions, mais l’arbitre doit être neutre et pour moi, honnêtement, ce n’est pas juste. » Il avait ajouté : « Ce n’est pas juste parce que nous travaillons si dur dans ces situations… C’est tellement clair, la faute. »
**Risque de suspension**
Le dossier est désormais entre les mains d’une commission indépendante. Rodri dispose d’un délai jusqu’au mercredi 18 février pour répondre à ces accusations. Si la culpabilité est avérée, le joueur risque une suspension, une sanction classique dans ce type de procédure.
La jurisprudence en Angleterre est stricte sur ce point. En 2023, Jurgen Klopp, alors entraîneur de Liverpool, avait écopé d’une suspension de banc de touche pour avoir suggéré que l’arbitre Paul Tierney avait « quelque chose contre » son équipe. Manchester City pourrait donc devoir composer sans sa sentinelle pour les prochaines échéances domestiques.

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