Battus 3-2 à domicile par Everton, les Magpies glissent dans la seconde moitié du classement à dix journées de la fin. Une contre-performance qui pousse le technicien anglais à une analyse lucide sur la gestion mentale de l’effectif cette saison, marquée par une campagne continentale exigeante.
La sanction est tombée tardivement, mais elle confirme une tendance lourde. Malgré deux retours au score et l’égalisation de Jacob Murphy pour le 2-2, Newcastle a fini par céder face à Everton sur une réalisation décisive de Thierno Barry. Ce revers à St. James’ Park ne fait pas que priver le club de points : il le bascule mathématiquement dans la deuxième partie de tableau de la Premier League.
Face à cette situation, Eddie Howe ne cherche pas d’échappatoires. Selon nos sources chez Hayters, l’entraîneur admet sans détour que le niveau affiché par son équipe cette saison est « loin d’être suffisant ». Si les raisons sont multiples, le technicien identifie un facteur majeur ayant perturbé la dynamique du groupe : la gestion de la Ligue des Champions.
**La facture de l’intensité européenne**
Pour Howe, l’équipe paie aujourd’hui le prix de son aventure européenne. « C’est frustrant, et j’ai peur que ce soient les périls de l’Europe », confie-t-il. La difficulté n’a pas résidé uniquement dans l’enchaînement physique, mais dans la charge mentale nécessaire pour maintenir une concentration maximale sur tous les tableaux.
« Nous avons essayé d’être concentrés comme un laser sur chaque match, d’accorder la même importance à chaque rencontre », explique l’entraîneur. « Mais avec le déluge de matchs, votre concentration peut être détournée. » Cette usure psychologique se traduit par une chute drastique des performances à domicile, pourtant historiquement fiables pour les Magpies. St. James’ Park, autrefois une forteresse où les joueurs se sentaient « libres de jouer », ne garantit plus la récolte de points habituelle.
**L’excès d’engagement pointé du doigt**
L’analyse du staff technique rejette toutefois toute accusation de dilettantisme. Le problème ne vient pas d’un manque d’envie, mais paradoxalement d’un excès d’efforts mal canalisés. « Je ne vois pas des joueurs qui n’essaient pas », insiste Howe. « Je vois parfois l’inverse, des joueurs qui en font trop. »
Cette sur-réaction se manifeste par des erreurs individuelles coûteuses, particulièrement visibles défensivement. Si Newcastle s’est créé des opportunités, notamment par des centres et une volée de Sandro Tonali en fin de match, la fragilité de l’arrière-garde annule ces efforts. « Si vous mettez bout à bout les buts que nous encaissons, surtout en Premier League, ce n’est pas une bonne image pour nous », conclut l’entraîneur, qui dispose désormais de dix matchs pour rectifier le tir et éviter une fin de saison dans l’anonymat.
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