Lions de l’Atlas : suivre les 3 matches aux États-Unis peut coûter jusqu’à 45.000 dirhams

Combien faudra-t-il vraiment dépenser pour suivre le Maroc aux États-Unis ? Derrière l’idée d’un billet d’entrée affiché à 550 dirhams, le coût réel du voyage pour accompagner les Lions de l’Atlas change complètement d’échelle.

La Fédération royale marocaine de football a ouvert une billetterie dédiée pour les rencontres de la phase de groupes, avec des places annoncées à partir de 550 dirhams. L’accès est toutefois limité aux supporters disposant d’une réservation auprès de Royal Air Maroc. La compagnie nationale a, de son côté, programmé 32 vols spéciaux vers les États-Unis et prévoit de transporter plus de 8.800 supporters marocains. Selon les informations relayées par Laquotidienne et rapportées dans le détail par Faraj, le Maroc doit jouer le Brésil dans la région de New York/New Jersey, puis l’Écosse à Boston avant un troisième match contre Haïti à Atlanta.

Le contraste est net. Le ticket de match reste relativement accessible, mais le voyage, lui, devient lourd. Le vol aller-retour est fixé à 10.000 dirhams. À cela s’ajoutent près de 1.800 dirhams pour le visa américain, l’assurance voyage et d’autres frais administratifs. Une fois sur place, l’hébergement pèse vite : une chambre d’hôtel de catégorie moyenne à New York peut dépasser 250 dollars la nuit, soit près de 2.500 dirhams. Boston se situe sur des niveaux comparables, tandis qu’Atlanta est présentée comme un peu moins chère.

Suivre les trois matches implique aussi des déplacements importants entre villes hôtes. La distance dépasse 340 kilomètres entre New York et Boston. Elle approche ensuite 1.500 kilomètres entre Boston et Atlanta. Pour un seul match, le budget total est estimé entre 18.000 et 25.000 dirhams. Pour couvrir l’ensemble de la phase de groupes, l’enveloppe peut monter entre 30.000 et 45.000 dirhams, avec environ 10.000 dirhams de vol, 12.000 à 18.000 dirhams d’hébergement et 3.000 à 7.000 dirhams de trajets intérieurs, sans compter les repas, les transports locaux et les dépenses courantes.

Plusieurs supporters disent déjà avoir commencé à épargner plusieurs mois à l’avance. L’un d’eux, basé à Boston, explique avoir ouvert un compte dédié à la Coupe du monde et prévoir de partager certaines dépenses avec des amis. Un autre, déjà présent au Qatar lors du parcours marocain, insiste sur la différence entre les deux tournois : au Qatar, les sites étaient regroupés, alors qu’aux États-Unis, les distances et les nuits d’hôtel deviennent le poste le plus pesant du budget. Sur les réseaux sociaux, des groupes se mettent déjà en place pour organiser les voyages, les logements et les démarches liées aux visas.

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