Lions du Sénégal : le manque de joueurs installés dans les grands clubs interroge

« Triste nul vierge » : la formule résume le climat qui entoure la préparation du Sénégal en vue de la Coupe du monde, après une défaite face aux États-Unis puis un match sans but contre l’Arabie saoudite. Ces deux sorties ont nourri des interrogations sur le niveau actuel des Lions.

Dans cette lecture, un point revient avec insistance : le groupe sénégalais compterait peu de joueurs réellement installés dans les plus grands clubs. L’idée avancée est qu’en Coupe d’Afrique, où beaucoup de sélections s’appuient sur des éléments évoluant dans des équipes de second rang ou de bas de tableau, le Sénégal conserve un statut de favori. Mais en Coupe du monde, l’écart se creuserait parce que les meilleures nations disposent, elles, d’un noyau de joueurs engagés au plus haut niveau européen.

Cette comparaison est développée au fil de l’analyse relayée par Seneweb, qui cite l’exemple de la France avec 15 joueurs évoluant dans les dix plus grands clubs d’Europe, tandis que l’Espagne aurait même pu se permettre de laisser de côté des joueurs du Real Madrid. En face, le Sénégal ne compterait presque aucun titulaire durable dans un club de premier plan. Mamadou Sarr, Nicolas Jackson et Ibrahima Mbaye sont cités comme des joueurs présents à Chelsea, au Bayern Munich et au PSG, mais avec un temps de jeu ou un statut jugés limités.

Le constat est ensuite élargi au cœur de l’effectif. Illiman Ndiaye, Ismaïla Sarr et Gana Guèye composeraient aujourd’hui une base importante des Lions, alors que leurs clubs se situent entre la 13e et la 15e place en Angleterre. Seul Pape Guèye, avec Villarreal, évoluerait dans une équipe occupant une troisième place présentée comme plus conforme aux exigences du très haut niveau. L’argument développé est que la présence dans un club de rang supérieur offre davantage de matches à haute intensité, notamment en Ligue des champions, en Coupe du monde des clubs ou en supercoupes.

Au-delà de la période actuelle, l’analyse remonte plus loin et souligne une difficulté plus structurelle des internationaux sénégalais à durer dans les grands clubs. Sadio Mané est présenté comme l’un des rares exemples de réussite prolongée sur les deux dernières décennies. El Hadji Diouf, Salif Diao, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy et Gana Guèye sont également mentionnés, avec l’idée de passages marquants mais moins durables. Le texte oppose enfin cette trajectoire à plusieurs références africaines, parmi lesquelles Samuel Eto’o, Didier Drogba, Yaya Touré, Seydou Keita, Achraf Hakimi et Michael Essien.

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