Malgré la victoire dans le derby, Jurrien Timber tire la sonnette d’alarme sur ce phénomène qui paralyse Arsenal en fin de match

Alors que les Gunners ont repris cinq points d’avance sur Manchester City en tête de la Premier League, le scénario de la victoire face à Chelsea laisse un goût amer à l’un des buteurs. Au micro de PLZ Soccer, Jurrien Timber pointe du doigt une gestion mentale défaillante qui pourrait coûter cher dans le sprint final.

Sur le papier, l’opération est parfaite. En s’imposant 2-1 à l’Emirates Stadium dimanche, Arsenal a profité du faux pas de ses concurrents pour creuser l’écart. Pourtant, les dernières minutes de la rencontre ont exposé une fébrilité qui inquiète le vestiaire, alors même que l’adversaire évoluait en infériorité numérique.

**« Nous avons arrêté de jouer »**

Malgré l’expulsion de Pedro Neto qui a laissé Chelsea à dix pour les vingt dernières minutes, Arsenal a subi jusqu’au bout. Il a fallu une parade décisive de David Raya face à Alejandro Garnacho dans le temps additionnel et un but refusé à Liam Delap pour hors-jeu pour préserver le score. Une fin de match sous tension que Jurrien Timber, auteur du but décisif, attribue à un problème psychologique précis.

« Vous le ressentez, surtout à la fin. Nous avons arrêté de jouer, ce qui était inutile, surtout quand nous avions un homme de plus », a confié le défenseur néerlandais. Pour lui, ce recul n’est pas tactique, mais mental : « C’est quelque chose sur lequel nous devons travailler et dont nous devons parler. C’est déjà arrivé plusieurs fois cette saison. Nous nous en sommes sortis auparavant, mais il y a eu quelques fois où cela n’a pas été le cas. »

**La gestion de la pression en question**

Alors qu’il ne reste que neuf matchs de championnat, cette incapacité à tuer les matchs inquiète. Timber identifie clairement « l’anxiété » comme un facteur perturbateur, alimenté par l’énergie de la foule et l’enjeu. « Cela fait partie du jeu… l’anxiété. C’est quelque chose que nous devons aborder, mais nous l’avons bien géré aujourd’hui », nuance-t-il toutefois.

L’équipe de Mikel Arteta est engagée sur quatre fronts, avec une finale de Carabao Cup contre Manchester City prévue ce mois-ci, ainsi que des échéances en Ligue des Champions et en FA Cup. « J’ai entendu dire qu’il ne restait que neuf matchs, mais j’ai l’impression que nous sommes encore si loin », admet Timber, qui refuse de se projeter au-delà du prochain déplacement à Brighton mercredi. Une prudence dictée par cette fébrilité que les Gunners devront impérativement gommer pour mettre fin à 22 ans d’attente.

Arsenal goalkeeper David Raya
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