Malgré un plan anti-transition efficace, le sélectionneur des Lionnes pointe le secteur de jeu qui a provoqué la défaite face à Porto Rico

L’équipe nationale féminine de basket du Sénégal a manqué une occasion déterminante dans sa course à la Coupe du Monde FIBA 2026. Battues par Porto Rico (48-56) lors de l’avant-dernière journée du Tournoi de Qualification, les Lionnes se retrouvent désormais dans une position d’attente avant leur ultime rencontre.

Présenté comme une véritable finale pour la qualification directe, ce duel a basculé sur des choix d’exécution précis. Face à la presse, dans des propos rapportés par Wiw Sport, le sélectionneur Cheikh Sarr a analysé les séquences qui ont empêché son équipe de s’imposer, en ciblant particulièrement la gestion offensive face au bloc adverse.

« C’était un match de zone, car ils ont joué en zone pendant environ trente minutes », a détaillé le technicien. Face à ce dispositif, les Sénégalaises ont manqué de spontanéité dans leurs tirs extérieurs. « Nous avions l’opportunité de prendre ces tirs, mais nous avons hésité. Nous n’avons pas pris de bonnes décisions : nous sommes à 25 % à trois points, ce qui n’est vraiment pas bon du tout », a-t-il souligné.

Sur le plan défensif, le bilan technique dressé par le staff est plus contrasté. Si le Sénégal a réussi à neutraliser le jeu de transition portoricain — limitant l’équipe adverse, réputée pour sa vitesse, à seulement 7 points sur contre-attaque —, le système de pressing a montré des limites dans son application globale. Cheikh Sarr explique que si la première ligne a appliqué les consignes, le relais n’a pas suivi : « La deuxième ligne n’était pas prête. Nous avons donc commis des fautes et ils étaient en retard sur les rotations et le trapping. Nous sommes revenus en défense alors que nous aurions dû rester plus haut pour gérer les huit secondes d’attaque. »

L’attention se tourne désormais vers le dernier match du groupe, programmé mardi contre l’Italie. La qualification n’est plus uniquement entre les mains du Sénégal, le classement final dépendant également du résultat de la Nouvelle-Zélande et d’un éventuel calcul du goal average entre les trois nations.

Pour préparer cette échéance, le staff technique doit composer avec un effectif diminué. Le sélectionneur a indiqué que la majorité des joueuses souffrent de pépins physiques, imposant un programme strict axé sur la récupération, les soins et l’analyse vidéo (scouting) avant de retrouver les parquets.

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