Près de 73 % de la sélection marocaine engagée au Mondial 2026 est composée de joueurs nés hors du pays ou issus de familles installées à l’étranger. Le cas d’Ayyoub Bouaddi est mis en avant comme l’un des symboles de cette génération marocaine connectée au monde.
Né à Creil dans une famille immigrée, Bouaddi est présenté comme un profil complet, avec un parcours scolaire solide et une reconnaissance obtenue très jeune après un concours d’éloquence à l’Élysée. Dans cette lecture développée par El Yazami et relayée par Quid, sa trajectoire dépasse le seul terrain et renvoie à une image plus large de la jeunesse marocaine d’aujourd’hui.
Le texte insiste aussi sur un point précis: l’équipe du Maroc ne compte aucun joueur naturalisé. Tous les membres de cette sélection sont décrits comme marocains de naissance, par le père ou par la mère. Ce détail est relié à l’évolution du droit marocain sur la transmission de la nationalité, notamment avec la loi 62.06, qui reconnaît le droit des mères marocaines à transmettre leur nationalité à leurs enfants nés d’un père étranger.
Concrètement, cette lecture replace les Lions de l’Atlas dans un cadre plus large que la seule performance sportive. La diaspora marocaine, estimée à près de six millions de personnes, est présentée comme un réservoir humain installé d’abord en France et en Belgique, puis plus largement en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe.
Le même ensemble de faits renvoie aussi à la place croissante des Marocains de l’étranger dans la stratégie du Royaume. Leur contribution économique est évaluée à près de 14 milliards de dollars, tandis que leur rôle culturel et social est présenté comme central. Le récit rappelle enfin que cette diaspora est parfois pensée comme une « treizième région », et mentionne les appels du roi Mohammed VI, dans son discours du Trône de 2024, en faveur d’une réorganisation institutionnelle dédiée aux Marocains du monde.

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