Maroc, Algérie, Tunisie : trois trajectoires différentes avant le Mondial 2026

Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie arrivent au Mondial 2026 avec des attentes très différentes. Les Lions de l’Atlas abordent le tournoi avec un statut plus élevé, les Fennecs avancent avec un effectif jugé riche mais encore à structurer, tandis que les Aigles de Carthage s’engagent dans une phase de renouvellement.

Pour le Maroc, le deuxième tour apparaît accessible dans une formule élargie à 48 équipes. La sélection marocaine doit composer avec un groupe où figurent le Brésil, l’Écosse et Haïti. Le changement de sélectionneur pèse aussi dans le décor : Walid Regragui a quitté son poste après la CAN 2026 et Mohamed Ouahbi a pris la suite. Au milieu de ce contexte, une donnée relayée par Lecourrierdelatlas retient l’attention : le Maroc a signé 17 victoires de rang entre mars 2024 et novembre 2025. La source rappelle aussi que les blessures de Nayef Aguerd et Achraf Hakimi assombrissent le tableau, alors que l’équipe n’est peut-être plus aussi armée qu’en 2022, lorsque plusieurs cadres évoluaient dans de grands clubs européens.

L’Algérie, elle, doit d’abord trouver de la continuité collective. Son entrée dans le tournoi doit se faire contre l’Argentine, avant des matches face à l’Autriche et à la Jordanie. L’ex-international Karim Matmour estime le groupe jouable, tout en soulignant la vigilance à avoir contre la Jordanie. Il insiste aussi sur les doutes persistants autour de l’ossature construite par Vladimir Petkovic. Dans son analyse, le vivier algérien reste pourtant fourni, avec des noms comme Ramy Bensebaïni, Riyad Mahrez, Rayan Aït-Nouri, Amine Gouiri, Ibrahim Maza, Moussa, Mohamed Amoura. Matmour juge en outre que Mahrez, à 35 ans, conserve une place importante, que ce soit comme cadre ou comme titulaire.

La Tunisie part avec moins de certitudes. Sabri Lamouchi a lancé son mandat en ouvrant davantage la sélection à de nouveaux profils, dont Rani Khedira, Rayan Elloumi et Louay Ben Farhat. L’objectif affiché est d’élargir le groupe et d’y installer plus de concurrence. Le camp de base tunisien doit se situer à Monterrey, au Mexique. Dans cette configuration, franchir le premier tour représenterait déjà une performance pour les Aigles de Carthage.

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