Maroc-Brésil à New York : des supporters freinés par les visas et le prix des billets

Avant ce rendez-vous face au Brésil à East Rutherford, l’ambiance autour du Maroc est très différente de celle observée lors du Mondial au Qatar, où les Lions de l’Atlas avaient été accompagnés par une foule de supporters dans les rues comme dans les stades.

Cette fois, les maillots rouges sont peu visibles à New York, hormis quelques groupes aperçus notamment à Times Square. Un supporter marocain de 28 ans, Youssef, venu de Montréal, explique que les difficultés pour obtenir un visa ont freiné le voyage des fans vers les États-Unis. Il ajoute aussi ne pas avoir trouvé de billet à un tarif qu’il juge abordable pour la rencontre de ce samedi contre le Brésil.

Le contraste est d’autant plus marqué qu’au Qatar, les vols charters proposés depuis Rabat, Marrakech ou Tanger, ainsi que des places autour de 300 euros, avaient favorisé une présence massive. À New York, la diaspora marocaine est décrite comme plus réduite, avec 250 241 personnes aux États-Unis, dont 25 000 dans la ville, détail rapporté par Parismatch, tandis que les supporters n’auraient pas obtenu beaucoup de billets à 80 euros auprès de la FIFA.

Concrètement, plusieurs Marocains du Nouveau Monde, c’est-à-dire des personnes nées sur le continent américain mais attachées au pays de leurs origines, doivent donc se tourner vers un rassemblement hors du stade. Youssef prévoit ainsi de suivre le match depuis la « Sports Illustrated Arena » Area de Harrison, près du MetLife Stadium d’East Rutherford, dans une enceinte de 25 000 places où évoluent les New York Red Bulls.

Ce rassemblement gratuit a été mis en place par Mohamed Alami, journaliste installé à New York et membre de la diaspora marocaine. Son objectif, selon ses propos, est d’accueillir les compatriotes présents sur place et de leur permettre de se retrouver avant la rencontre. Dans le même temps, le sélectionneur Mohamed Ouahbile, présenté comme le nouveau coach du Maroc après la CAN, a affiché sa confiance avant d’affronter le Brésil : « Nous jouerons sans peur, avec l’envie de démarrer ce Mondial de la meilleure façon. Le Brésil reste une grande nation, mais nous ne craignons personne. »

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