Maroc : défense fragilisée, attaque sans vrai n°9, les chantiers ouverts après le Mondial 2026

Quels enseignements la sélection marocaine peut-elle retenir de la Coupe du monde 2026 ? Éliminés en quarts de finale, les Lions de l’Atlas sortent du tournoi avec plusieurs dossiers ouverts, entre équilibre défensif, manque d’efficacité devant et gestion du prochain cycle.

Le parcours s’est arrêté après une défaite 2-0 contre la France, jeudi dernier. Le texte met en parallèle deux périodes sur le banc marocain : celle de Walid Regragui en 2022, puis celle de Mohamed Wahbi en 2026. En 2022, le Maroc s’appuyait sur un bloc bas, compact, avec une priorité donnée à la solidité défensive. Sous Wahbi, l’équipe a basculé vers un jeu davantage tourné vers la possession et les attaques placées.

Défense, avant-centre et stabilité du projet

Cette évolution n’a pas réglé tous les problèmes. Comme le rapporte Yahoo, le Maroc a montré des failles dans la protection du but de Yassine Bounou et a même concédé deux buts contre Haïti en phase de groupes. Face à la France, l’approche plus offensive n’a pas permis d’inverser le rapport de force. Le texte estime ainsi que Wahbi devra soit se rapprocher de la méthode de Regragui, soit corriger les déséquilibres défensifs apparus pendant la compétition.

L’autre chantier concerne l’attaque. Mohamed Wahbi a utilisé Ismail Sibari comme faux neuf durant le tournoi. Cette option a produit trois buts de Sibari, mais elle est présentée comme une solution incomplète. Le même texte souligne le besoin d’un avant-centre capable de peser dans les duels et de convertir les occasions. Ayub El Kaabi possédait ce profil, sans convaincre Wahbi, alors que Sofiane Rahimi n’entrait pas dans ce registre.

Le dernier point porte sur la continuité du projet. L’ancien sélectionneur avait quitté son poste environ trois mois avant la phase finale de la Coupe du monde 2026, dans un contexte marqué par la finale perdue de la CAN 2025 contre le Sénégal, avant une réattribution du titre deux mois plus tard sur décision disciplinaire. Le Maroc doit encore disputer deux CAN avant 2030. En parallèle, la sélection a aligné un groupe jeune, avec une moyenne d’âge de 26,38 ans, soit le troisième effectif le plus jeune du tournoi derrière la Côte d’Ivoire et l’Équateur. Ayoub Bouadi, 18 ans, Bilal El Khannous, Chamseddine Talbi, Chadi Riad, Samir El Mrabet et Anas Salah Eddine font partie des joueurs cités pour ce renouvellement générationnel.

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