Lors du quart de finale de Coupe du monde prévu ce jeudi soir contre la France, le Maroc comptera sept joueurs nés ou ayant grandi en France : El Mourabet, El Aynaoui, Yassine, Bouaddi, Diop, Halhal et Sbai. Tous ont choisi de représenter les Lions de l’Atlas, dans un contexte où la sélection marocaine s’appuie depuis plusieurs années sur un vivier binational de plus en plus disputé.
Depuis 2014, la Fédération marocaine a renforcé sa politique de formation et de détection. Le royaume a notamment développé des infrastructures comme l’Académie Mohammed VI et ciblé très tôt des profils à fort potentiel, parfois dès 12 ou 13 ans. Ce travail de structuration a changé le rapport de force, note Ledauphine, au point de rendre la sélection marocaine aussi attractive pour certains jeunes talents que plusieurs grandes nations européennes. Ayyoub Bouaddi, né à Senlis, est cité comme l’un des symboles de cette évolution.
Chez les joueurs concernés, le choix relève à la fois du parcours sportif et de l’histoire familiale. Neil El Aynaoui, milieu de terrain de l’AS Rome âgé de 25 ans, né et formé à Nancy, expliquait en novembre dernier que son arrivée avec le Maroc s’était faite « tout naturellement ». Il avait officialisé son choix pour les Lions de l’Atlas en septembre 2025. Gessime Yassine, joueur du RC Strasbourg, avait lui participé au sacre marocain en Coupe du monde U20 en octobre dernier avant d’être appelé chez les A en mai. De son côté, Issa Diop, défenseur né à Toulouse et passé par les sélections de jeunes françaises, est désormais annoncé comme titulaire avec le Maroc pour ce quart de finale.

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