Cité avec insistance du côté de la Commanderie ces derniers jours, le patron technique des Super Eagles a tenu à clarifier sa situation. Alors que son nom a circulé pour prendre les rênes de l’Olympique de Marseille, Éric Chelle est sorti du silence pour rétablir la chronologie exacte des faits et expliquer comment la rumeur a pris une telle ampleur.
L’information avait de quoi surprendre, quelques mois seulement après sa prise de fonction à la tête du Nigeria. Pourtant, la fumée n’est pas apparue sans feu. Dans un entretien accordé au podcast Histoires de foot et relayé par nos confrères de Complete Sports, le technicien malien a joué la carte de la transparence totale, distinguant les fantasmes des réseaux sociaux de la réalité du marché.
Une démarche proactive de l’entourage
Si Éric Chelle dément formellement toute discussion directe avec la direction phocéenne, il ne nie pas l’existence d’une connexion. Celle-ci n’a toutefois pas été initiée par le club français, mais bien par ses propres représentants. Une nuance qui change tout à la lecture du dossier.
« Je n’ai eu absolument aucun contact avec la direction de l’OM », a-t-il tranché d’emblée, avant de détailler la stratégie de ses conseillers : « J’ai signé avec une agence dans le but de me développer et de grandir en tant qu’entraîneur. Mes agents ont décidé de sonder quelques clubs en Europe, particulièrement en France. »
C’est dans ce contexte de prospection que le dossier a atterri sur les bureaux marseillais. « À ce moment-là, l’OM cherchait un entraîneur. Mon agence a contacté le club pour me proposer le poste. Nous n’avons rien fait de plus », précise le sélectionneur, coupant court à l’idée de négociations avancées.
Le poids de l’attachement local
L’emballement médiatique s’explique aussi par le profil particulier d’Éric Chelle, natif d’Abidjan mais profondément lié à la région marseillaise. « Shortlist ou pas, je n’ai eu aucun contact. Après, il faudrait demander à mon agent si j’étais sur une liste ou non », a-t-il ajouté avec pragmatisme.
Supporter déclaré du club, il reconnait que la dimension affective a pu alimenter les bruits de couloir : « Comme je suis de la région, j’ai discuté avec quelques amis qui m’ont demandé si ça m’intéresserait. Je suis supporter de l’OM, et si on me demande si j’aimerais, bien sûr. Mais en aucun cas je n’ai demandé de publicité là-dessus. Avec les réseaux sociaux, ça a juste explosé. »
Pour rappel, Éric Chelle est sous contrat avec la Fédération nigériane de football depuis janvier 2025. Lié aux Super Eagles pour deux ans, il sort d’une campagne honorable lors de la CAN au Maroc, où il a conduit la sélection jusqu’à la troisième place du podium.
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