La défaite a un goût amer, mais l’après-match suscite l’indignation. Dimanche, lors de la courte défaite (1-0) concédée à Selhurst Park face à Crystal Palace, l’aspect sportif a rapidement été éclipsé par des comportements inacceptables en dehors du terrain. Au cœur de la tourmente, un attaquant nigérian, coupable d’avoir manqué un penalty décisif, se retrouve ciblé par une campagne de dénigrement raciste qui a fait sortir de ses gonds une figure du football national.
Le scénario est malheureusement connu, mais sa répétition n’en diminue pas la gravité. Tolu Arokodare, l’attaquant des Super Eagles, a vu sa performance sanctionnée par une vague de messages haineux après son échec sur penalty en première période. Une situation qui a poussé Emmanuel Okoduwa, ancien international nigérian, à intervenir publiquement pour défendre son compatriote.
Interrogé par nos confrères de Complete Sports, Okoduwa n’a pas caché son émotion, d’autant que l’affaire le touche personnellement via une connexion familiale inattendue. « Cela me fait mal parce que les fans des Wolves ne sont pas connus pour ce genre de choses, c’est malheureux », a déploré l’ancien joueur, révélant au passage que son propre fils évolue également au sein du club.
Cette proximité avec l’institution donne un poids particulier à sa prise de parole. Pour Okoduwa, la ligne rouge a été franchie : « Tolu ne devrait pas être ciblé parce qu’il a raté un penalty. Il fait de son mieux pour l’équipe malgré la situation actuelle. Personne n’est content. N’oubliez pas, mon fils joue aussi pour les Wolves, donc nous sommes tous dans le même bateau. »
L’ancien international a élargi son propos, rappelant que ce fléau dépasse le cas d’Arokodare. Faisant écho aux récents incidents impliquant Vinícius Júnior, il a appelé à une prise de conscience collective. « Le racisme n’a pas sa place dans le football. (…) Honte à ceux qui ont dit ces choses horribles sur lui », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité pour la « famille du football » de mieux protéger les joueurs face à cette impunité numérique.
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