Lors de la préparation du Mondial 2026, l’Afrique a validé un contingent inédit de dix sélections pour une Coupe du monde élargie à 48 équipes. Cinq vainqueurs de groupe CAF ont décroché leur billet dès septembre 2025, puis quatre autres les ont rejoints en octobre. La République démocratique du Congo a fermé la marche le 31 mars 2026 en passant par les barrages intercontinentaux, avec une victoire 1-0 après prolongation contre la Jamaïque.
Ce tableau d’ensemble montre une campagne de qualification dense, puisque les dix qualifiés ont cumulé 142 points sur 180 possibles en phase de groupes. Le Maroc a terminé sans perdre, avec cinq victoires et un nul, tandis que le Cap-Vert a fini en tête de son groupe devant le Cameroun. Dans le classement CAF d’avril 2026 publié par fifa.com, le Maroc pointait au 8e rang mondial, devant le Sénégal 14e, le Nigeria 26e et l’Algérie 28e. Pour le public sénégalais, l’autre donnée marquante concerne les Lions : l’équipe dirigée par Pape Thiaw produit en moyenne 18,4 récupérations hautes par match, c’est-à-dire des ballons repris près du but adverse après une phase de pressing, une tendance également relevée par Africa Top Sports.
L’étude des effectifs fait aussi apparaître un basculement vers l’international. Sur 260 joueurs sélectionnables, 187 évoluent en Europe, 42 en Arabie saoudite et 31 seulement sur le continent africain. Le texte relayé avec des données issues de BBC cite notamment trois transferts vers la Saudi Pro League durant le mercato hivernal 2026 : George Ilenikhena du Nigeria, Kader Meïté de Côte d’Ivoire et Youssef En-Nesyri du Maroc. Cette présence saoudienne pèse dans la préparation, puisque les clubs concernés ont accordé 19 jours de repos supplémentaires aux internationaux africains avant le 14 juin.
Trois sélections sont détaillées plus précisément. Le Maroc de Walid Regragui évolue dans un 4-2-3-1 qui a généré 1,82 xG par match sur les huit dernières rencontres, les xG désignant les occasions créées selon leur probabilité de finir en but. Achraf Hakimi, latéral marocain du Paris SG, y est présenté comme un point fort de la transition. Le Sénégal s’appuie lui sur Kalidou Koulibaly, défenseur central sénégalais d’Al-Hilal, crédité d’un taux de duels aériens gagnés de 74 % en SPL 2025-26. Du côté ivoirien, Franck Kessié, milieu de terrain d’Al-Ahli, est mis en avant pour son activité défensive, alors que la sélection d’Emerse Faé est décrite comme une équipe de transitions verticales, avec peu de passes latérales et une recherche rapide de la profondeur.

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