Mondial 2026 : en Espagne, l’éloge des « invincibles », en Argentine, les larmes de Messi

Ferran Torres a fait basculer la finale et son but a aussitôt nourri deux récits opposés, puisque la presse espagnole a salué une Espagne « invincible » alors que les journaux argentins ont surtout raconté la fin douloureuse de l’aventure de Lionel Messi en Coupe du monde.

Au lendemain du sacre espagnol face à l’Argentine, les quotidiens ibériques ont multiplié les formules de célébration. Marca a mis en avant une deuxième étoile obtenue après, selon le journal, une nouvelle démonstration collective. As a rapproché ce titre de celui de 2010 et a souligné qu’aucun pays n’avait jusque-là été champion du monde à la fois chez les femmes et chez les hommes, l’équipe féminine espagnole ayant été sacrée en 2023.

Deux lectures radicalement opposées

La Vanguardia a insisté sur l’entrée de l’Espagne « dans l’éternité », tout en mettant en avant Ferran Torres comme nouveau héros de la soirée. ABC n’a retenu qu’un mot, « Invincible », tandis qu’El Pais a décrit une Roja qui aurait réduit l’Argentine presque au silence offensif. Dans son récit, que reprend aussi Le Figaro, le quotidien espagnol souligne que l’Albiceleste n’a pas cadré son opposition avant le but espagnol et n’a presque pas existé dans l’animation offensive pendant la finale.

En Argentine, le ton a été tout autre, même si plusieurs médias ont reconnu la supériorité de l’adversaire. La Nacion a évoqué la fin d’un rêve, en expliquant que la sélection de Lionel Scaloni avait tenu près de deux heures grâce à la prestation d’Emiliano Martínez avant de céder en fin de match. Clarin a lui aussi salué le gardien argentin, présenté comme l’un des piliers de la sélection.

D’autres journaux se sont montrés plus sévères. Pagina 12 a parlé d’un très mauvais match de l’Argentine, estimant que l’équipe n’était restée en vie que grâce aux arrêts de « Dibu » Martínez. Infobae a rappelé de son côté que l’Albiceleste avait dû composer avec l’expulsion d’Enzo Fernández ainsi qu’avec les blessures de Cuti Romero et Lisandro Martínez. Mais au-delà de l’analyse du jeu, la plupart des titres argentins ont mis en avant les larmes de Messi après la remise de la médaille d’argent, dans ce qui pourrait être son dernier match avec la sélection nationale.

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