Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire et le Maroc freinent le départ des sélections sud-américaines

Avant le coup d’envoi, l’Amérique du Sud avançait avec son histoire, ses titres mondiaux et son statut de continent majeur du football. Après les premiers matchs, le contraste est net : trois équipes ont déjà joué, et aucune n’a signé de victoire.

L’Équateur a perdu face à la Côte d’Ivoire, le Brésil a été tenu en échec par le Maroc, et le Paraguay a lourdement chuté contre les États-Unis, pays co-organisateur. Le revers équatorien a marqué les esprits. L’équipe a pourtant touché les montants à trois reprises et évolué dans une ambiance presque acquise à sa cause au Philadelphia Stadium, avec 68 274 spectateurs majoritairement vêtus de jaune, précise Vietnam. Cette défaite met aussi fin à une série de 19 matchs sans perdre, qui remontait à septembre 2024.

Ce décalage entre le contenu des matchs et les résultats alimente la frustration. Le sélectionneur de l’Équateur, Sebastian Beccacece, a parlé d’une défaite « douloureuse », regrettant de ne pas avoir offert de joie à ses supporters malgré l’atmosphère dans le stade. Du côté paraguayen, Gustavo Alfaro a reconnu la supériorité des États-Unis sur les plans tactique, technique et physique, qualifiant cette sortie de « leçon très douloureuse ». Le Brésil, lui, a évité la défaite, mais son nul contre le Maroc n’a pas suffi à calmer les attentes autour d’une sélection quintuple championne du monde. Carlo Ancelotti a simplement rappelé qu’« on ne gagne pas la Coupe du monde sur le premier match ».

Dans le même temps, les équipes nord-américaines ont mieux lancé leur tournoi à domicile. Les États-Unis ont dominé le Paraguay, le Mexique a battu l’Afrique du Sud, et le Canada a pris un point contre la Bosnie-Herzégovine. Pour les sélections sud-américaines encore attendues, la pression monte donc déjà. L’Uruguay, l’Argentine et la Colombie doivent encore entrer en lice, pendant que l’Équateur tente de s’accrocher au discours de son capitaine Enner Valencia, convaincu que le groupe peut rester fier de sa prestation. Le gardien Hernán Galinez a, lui, rappelé l’exemple de l’Argentine, battue lors de son premier match au précédent Mondial avant d’aller chercher le titre.

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