La couverture médiatique du prochain grand rendez-vous planétaire s’annonce comme un défi logistique majeur pour les médias sénégalais. Alors que les préparatifs s’accélèrent en coulisses, l’Association nationale de la presse sportive (ANPS) a reçu la notification officielle des places allouées par l’instance mondiale, un volume qui force à revoir drastiquement la configuration habituelle des équipes de reportage.
L’information a été confirmée ce mardi par Abdoulaye Thiam, président de l’ANPS. Lors d’un point de presse relayé par notre confrère Le Soleil Sports, le dirigeant a dévoilé la réalité comptable qui attend la presse nationale pour la compétition prévue du 11 juin au 19 juillet 2026. Le Sénégal ne disposera que de 45 accréditations au total pour couvrir l’événement sur place.
Dans le détail, cette enveloppe restreinte se décompose en 35 sésames pour la presse écrite et seulement 10 pour les photographes. Pour gérer cette pénurie organisée, l’ANPS collabore étroitement avec la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui sera chargée de l’envoi des codes d’accès. Une procédure stricte qui ne laissera que peu de marge de manœuvre aux rédactions.
Ce quota marque une rupture brutale avec les standards récents auxquels la presse sénégalaise avait accès. La comparaison avec la dernière Coupe d’Afrique des Nations est saisissante : lors de l’édition 2025 au Maroc, le contingent médiatique sénégalais s’élevait à 175 journalistes accrédités. C’est donc une division par quatre des effectifs que la FIFA impose pour ce Mondial, obligeant la profession à une sélection rigoureuse des envoyés spéciaux.
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